Au Conseil des ministres: Le ministre de l’Hydraulique présente la stratégie de son département
Nouakchott
Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, M. Sidi Mohamed Ould Taleb Amar, a présenté, hier mercredi, une importante communication en conseil des ministres, relative à la stratégie nationale pour l’accès durable à l’eau et à l’assainissement à l’horizon (snadea) 2030, et à la révision du cadre règlementaire et organisationnel du secteur.
Cette stratégie, qui décline les axes du programme Taahoudaty, porte sur l’actualisation du code de l’eau 2005, l’état d’avancement de la réorganisation en profondeur de la SNDE et de l’hydraulique villageoise, la tarification unifiée de l’eau et la mise en œuvre de la Délégation de Service Public de l’Eau (DSPE).
Elle a pour objet d’instaurer une gestion intégrée des ressources en eau, d’améliorer l’accès à l’eau pour tous les usages, d’améliorer l’accès à l’assainissement et d’accroitre la durabilité, l’efficience et les investissements du secteur.
S’agissant de l’amélioration de l’accès à l’eau pour tous les usages, elle met l’accent sur la satisfaction de façon durable le besoin en eau de l’ensemble des usages, notamment l’eau potable, l’agriculture, l’élevage, les mines, l’industrie et l’environnement.
Il a indiqué que des programmes structurants de mobilisation des eaux de surface et souterraine seront élaborés et mis en œuvre pour couvrir l’ensemble des besoins.
Le ministre a annoncé qu’il sera procédé d’ici 2025 à la réalisation des réseaux pour toutes les localités de plus de 300 habitants et des postes d’eau pour toutes les localités dont la population est supérieure ou égale à 150 habitants. Les localités de moins de 150 habitants seront encouragées au regroupement pour atteindre le seuil requis pour la réalisation d’infrastructures hydrauliques.
En termes d’accès à l’assainissement, Ould Taleb Amar a souligné que la stratégie vise à améliorer l’accès au service d’assainissement et d’hygiène, le cadre de vie et de santé de la population par la construction et l’utilisation d’équipements d’assainissement durables adaptés au contexte rural, périurbain et urbain.
En milieu urbain, les priorités concernent la mise en œuvre des schémas directeurs pour l’assainissement pluvial, la collecte et le traitement des eaux usées et la gestion des boues de vidange.
Il a précisé qu’un programme prioritaire sera mis en œuvre pour l’assainissement des eaux usées et pluviales au niveau des villes de Nouakchott, Rosso, Kaédi, Sélibabi, Akjoujt et Atar.
Pour accroitre la durabilité, l’efficience et les investissements du secteur, le département travaille, a-t-il dit, sur la durabilité et la recherche d’une plus grande efficience à travers, la mise en place de normes et mesures de sauvegarde environnementales et sociale pour la construction d’ouvrages plus résilients, le développement la délégation des services publics et l’élaboration de contrat-programmes entre l’État et les établissements sous tutelle pour augmenter leur performance et assurer une continuité de service de qualité.
Au plan l’hydraulique villageoise, une réforme est conduite en vue de rapprocher le service du citoyen, et d’assurer l’intervention en temps réel pour le dépannage en cas d’arrêt des installations d’eau et l’amélioration de la qualité de service.
Parallèlement des dispositions seront prises pour rendre ces directions inter-régionales opérationnelles en 2023.
Par ailleurs, une structure tarifaire unifiée sera mise en place, de manière à garantir l’équité pour tous les usagers qui seront amenés à payer le même prix du m3 d’eau sur toute l’étendue du territoire national quel que soit l’opérateur (SNDE, ONSER, délégataires et privés) et la nature de l’installation.
L’application de ces tarifs vise l’économie de l’eau et l’allègement de la facture des ménages en milieu rural qui ont une consommation mensuelle modérée, ne dépassant pas 10 m3. Ces ménages pourront désormais bénéficier du prix du m3 appliqué pour la première tranche dont bénéficiaient uniquement les ménages en zones urbaines.