-La communauté internationale
commémore ce lundi : 30 janvier la journée mondiale des lépreux pour attirer l’attention sur leur situation. La lèpre ou( maladie de Hansen) est une maladie infectieuse, chronique due à la mycobactérium leprae (bactérie proche de l’agent
responsable de la tuberculose identifiée par le Norvégien Gerhard Armauer Hansen en 1873). Bien que non mortelle, la lèpre, qui touche les nerfs périphériques, la peau et les muqueuses, expose à des invalidités sévères et des handicaps permanents si elle n’est passoignée à temps.
Au Gorgol ,185 cas de lèpre ont été identifiés entre Août 1994 et décembre2011.
Les malades de la lèpre qui bénéficient d’examens et de soins gratuits sont originaires du Gorgol, de l’Assaba du Guidimagha et même du Sénégal voisin. Actuellement l’antenne régionale de lutte contre la lèpre et la tuberculose suit le traitement de 12 malades dont 7 ont été dépistés en
2011 et 5 en 2010. Le traitement de cette maladie comporte l’utilisation de plusieurs antibiotiques afin d’éviter de sélectionner les souches résistante du germe. Pour ce la L’Organisation Mondial de la Santé (OMS) recommande l’association des
antibiotiques (dapsone rifampicine et clofazimine ) pour détruire l’agent pathogène et guérir le malade dans une
période variant entre 6 et 24mois selon la gravité de la maladie. L’OMS met aussi l’accent sur la sensibilisation en plus des soins et de la
disponibilisation d’équipements de prothèses. Le responsable de l’antenne régionale de lutte contre la lèpre et la tuberculose au gorgol, Mr Sy Abdoulaye
Hamed affirme, dans une déclaration a l’AMI, qu’aucune campagne de sensibilisation n’a été organisée dans la Willaya pour attirer l’attention sur les méfaits de la lèpre afin de dissuader les malades qui se cachent
encore à sortir pour ce faire soigner.
Il ajoute que faute de moyens il ne peut se rendre sur le terrain pour rencontrer les malades en vue de les soigner.
M. Sy précise encore que les médicaments et les consommables (seringues, gans et autres) sont disponibles et il ne manque que la présence des résistants pour se faire traiter avant que la maladie ne soit un invalident.
“Le dépistage précoce et le traitement régulier garantissent une guérison sans infirmité “, a conclu Mr Sy Abdoulay Hamet.