La Commission nationale des droits de l’homme organise une rencontre sur le discours de haine
Nouakchott
La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a organisé Jeudi, à son siège à Nouakchott, une réunion consultative sur le discours de haine. Dans son allocution, pour la circonstance, le président de la Commission Nationale des droits de l’homme, Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiyni a dit que la liberté d’expression est garantie dans l’État de droit et de la démocratie, et que le rôle de la CNDH est de garantir l’exercice de la liberté d’expression et de protéger. Cette liberté n’est pas absolue et est limitée par la loi. C’est dans ses limites que se situe le discours qui touche la liberté d’autrui, le discours de haine, de la violence, de la discrimination et du racisme.
Il a souligné qu’un tel discours n’entre pas dans le cadre de la liberté d’expression. Il a ajouté que les discours de haine, de la violence et du racisme sont une menace pour la liberté, la démocratie et l’harmonie sociale, notant que la loi criminalise le discours de haine et de la violence. Me Bouhoubeyni a précisé que le droit international, les chartes, les textes et les résolutions des Nations Unies mettent en garde contre le discours de haine et le considèrent comme contraire à la liberté d’expression. Il a relevé qu’il n’y a aucun pays au monde qui accepte le discours de haine en raison de son danger pour l’unité et la cohésion sociale.
Certains des participants sont intervenus et ont apprécié les idées présentées lors de cette réunion, mettant en garde contre les discours de haine, de la violence et du racisme, relevant la nécessité de lutter contre les causes qui en sont à l’origine et qui sont la marginalisation, l’exclusion et l’injustice.
Les conférenciers ont acclamé les idées qui ont été avancées au cours de la réunion, qui seront soumises par la Commission nationale des droits de l’homme, dans un rapport, au gouvernement.
La rencontre s’est déroulée en présence du président du Syndicat des journalistes mauritaniens, M. Ahmed Taleb Ould Maaloum, de l’ancien ministre, M. Cheikh Ahmed Ould Zahaf, de militants des droits de l’Homme, M. Samoury Ould Bey, et Sarr Mamadou, Bilal Ould Hamza, Zeinabou Taleb Moussa, et d’un grand nombre d’universitaires, de juristes et d’avocats.