Les travaux d’un atelier organisé par l’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) sur la stratégie de cette organisation en matière de gestion des crises en Afrique de l’ouest et au Sahel ont débuté mercredi à Nouakchott.
La rencontre qui dure un seul jour vise à permettre un échange de vues sur la stratégie de l’organisation en matière de gestion des crises et des catastrophes qui en découlent en Afrique de l’ouest et au Sahel et de coordination des efforts des différents acteurs dans ce domaine.
Plus de 20 participants représentant les secteurs concernés, la société civile en Mauritanie et le système des Nations Unies suivront des exposés sur le thème de l’atelier portant, entre autres, sur une présentation de l’organisation, son rôle historique dans la sécurisation des aliments au niveau mondial et la gestion des crises découlant des catastrophes naturelles.
Dans un mot prononcé pour la circonstance, la représentante de la FAO en Mauritanie, Mme Mariam Mahamat Nour a indiqué que la gestion des risques des catastrophes est une préoccupation mondiale, soulignant que pour “la communauté internationale, dans son ensemble, la réduction des risques des catastrophes constitue un défis majeur à relever car les calamités/risques affectent les pays partout dans le monde et ont un impact négatif notoire sur le développement”.
Elle a ajouté que plusieurs études menées, entre autres, par la FAO, la BM, le PAM, le PNUD, montrent que les catastrophes naturelles devraient augmenter en termes de fréquence et de gravité en raison du changement climatique, de la croissance démographique, de l’urbanisation rapide et de la dégradation de l’environnement. Il faut donc, a-t-elle dit, des efforts individuels et collectifs et des actions concertées pour assurer une gestion idoine des risques des catastrophes.
La responsable de la FAO a en outre souligné que la rencontre d’aujourd’hui a pour objet “de partager avec vous cette stratégie de gestion des risques des catastrophes en Afrique de l’ouest et au Sahel” Car, a-t-elle noté, pour mieux conjuguer nos efforts, il est judicieux et primordial que nous partagions les informations afin d’agir de façon concertée”.
Elle a enfin précisé que le contexte actuel caractérisé par une vulnérabilité accrue des pays sahéliens dont fait partie la Mauritanie, vulnérabilité due au déficit pluviométrique de cette année, nous interpelle et nous impose d’intervenir de la façon la plus rapide et la plus efficiente possible.
Il est à noter que le budget de la FAO pour l’année 2010-2011 a atteint plus de 2,2 milliards de dollars.
L’organisation regroupe 192 Etats.
La cérémonie d’ouverture de l’atelier s’est déroulée en présence du représentant de la Banque Mondiale en Mauritanie, des représentants des organisations du système des Nations unies et de la société civile active en Mauritanie.