Un Atelier de validation de la politique et de stratégie des prises en charge des personnes vivant avec la VIH/Sida (PVVIH) a débuté ses travaux jeudi à Nouakchott.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la supervision du secrétaire général du ministère de la santé, M. Sidi Ali Ould Sidi Boubacar qui a souligné l’ampleur de la gravité du sida qui constitue par la Mauritanie un défi à relever et un sérieux problème de santé publique.
Il a ajouté que le Président de la République, conscient de cette réalité, a donné ses instructions au Gouvernement pour trouver un mécanisme de prise en charge des PVVIH.
Le secrétaire général a affirmé que la Mauritanie a réalisé des avancées considérables dans le domaine de la prise en charge des PVVIH à travers la création du secrétariat exécutif national de lutte contre le Sida et l’ouverture d’autres centres de prise en charge totalisant 3400 personnes dont la majorité se traite avec des antibiotiques.
Pour sa part, la secrétaire exécutive du comité national de lutte contre le VIH/Sida Dr. Ndoungou Salla Ba a indiqué que la prise en charge des PVVIH constitue l’une des préoccupations majeures du Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) ” telles qu’assignées dans le cadre stratégique de lutte contre le Sida en cours de finalisation “.
“Même si la prévalence du VIH en Mauritanie est de moins de 1%, il y a lieu encore de redoubler d’efforts pour la contenir ” a-t-elle poursuivant, soulignant qu’à cet effet, il faut rester vigilant et constamment mobilisé dans l’engagement afin de relever le défi.
Prenant à son tour la parole, le Représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé en Mauritanie (OMS) à Nouakchott, Dr Baptiste a exprimé sa réjouissance de la validation de la politique et stratégie de PEC des PVVIH en Mauritanie couvrant la période 2011-2015.
Evoquant cette validation, il a indiqué qu’elle ” vient à un moment crucial marqué par un effort soutenu du gouvernement à travers le SENLS pour relancer la lutte contre le VIH/Sida sur des bases solides comprenant entre autre l’élaboration des documents normatifs du programme “, qui dira-t-il, constitue une activité repère en terme d’action.
Et d’ajouter que la faiblesse du recrutement des maladies due aux insuffisances de la sensibilisation et du dépistage ” la cohorte des PVVIH éligibles au ARV a dépassé les 1.600 avec une augmentation moyenne de 40 nouveaux patients éligibles au traitement par mois “.
Enfin, notons que cet atelier, qui selon les organisateurs, vient à point nommé concrétiser la persévérance de l’engagement et la dotation de la Mauritanie d’un document national de politique et de stratégie de prise en charge est financé avec l’appui de l’OMS et de l’ONUSIDA.