Le ministre de la communication et des relations avec le parlement, Me Hamdi Ould Mahjoub a supervisé lundi la campagne nationale de promotion de l’image de la femme dans les médias organisée par l’Union des femmes journalistes mauritaniennes sous le thème “diagnostic de la réalité et exigences de la promotion”.
Me Hamdi Ould Mahjoub a, dans l’allocution qu’il a prononcée à l’occasion de cet évènement qui coincide avec le démarrage des activités de l’Union des journalistes mauritaniennes, souligné la forte volonté que le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz n’a cessé d’exprimer visant à donner à la femme mauritanienne la place qui lui sied dans la société en tant que cellule pivôt de base et facteur vital dans la réalisation des transformations positives opérées dans différents domaines: politique, économique, social et culturel.
Partant de cette orientation, le gouvernement oeuvre à ancrer les valeurs de justice, d’égalité, mettant à nu tous les clichés qui sont en contradiction avec ces principes.
Le ministre réaffirmé donner une importance capitale à cette manifestation et aux thèmes qu’elle aborde qu’il s’agisse de la femme dans les médias ou de la réalité de la journaliste dans les entreprises de presse ou des moyens de sa promotion dans le secteur de la communication.
M. Ould Mahjoub a indiqué que le gouvernement est convaincu que chaque fois que la femme se manifeste comme acteur actif sur la scène médiatique, la valeur de l’action et la qualité du travail augmentent, et la crédibilité autant.
“Ce qui ne peut se réaliser, dit-il, que par vous (femmes journalistes, ndlr) et avec vous surtout que chacun a conscience aujourd’hui que notre époque d’aujourd’hui est celle de la communication où les moyens modernes ont atteint des objectifs lointains en matière d’impact et une force d’effet et d’orientation sans précédent. C’est ce qui se traduit dans les transformations profondes que connaissent actuellement les différents Etats et les diverses sociétés”.
Si les medias ont une part importante dans les efforts visant à changer les mauvais clichés de la femme, il reste que le succès de ces efforts reste tributaire des sacrifices des femmes journalistes elles – mêmes d’une manière qui renforce leur position dans les secteurs public et privé et par conséquent, relève la participation efficace de la femme sur la scène médiatique nationale.
Le ministre a ensuite rappelé la volonté de l’Etat d’appuyer fortement la liberté de la presse, de la renforcer et de la protéger partant de la conviction constante que la liberté est un droit, un devoir et une responsabilité.
S’il appartient aux journalistes (hommes et femmes) d’être responsables devant leurs institutions respectives ils doivent, tout autant, être responsables devant la société, ce qui ne peut être sans poser des crières professionnelles véritables fondés sur la vérité, l’objectivité, l’équilibre et la précision.
C’est dans ce cadre que s’inscrivent les efforts actuels du département en vue d’assainir le champ mediatique avec la participation de tous les acteurs à travers l’encouragement du professionnalisme, en viellant à l’amélioration des expertises des journalistes et des techniciens du secteur et en garantissant la formation continue en son sein.
L’action menée pour ancrer les règles de la déontologie et de l’éthique journalistique constitue pour nous la priorité des priorités.
Aussi le département fonde -t- il beaucoup d’espoir sur les différents regroupements professionnels en vue de promouvoir la profession et d’en respecter les règles de déontologie et d’éthique.
A son tour la présidente de l’Union des femmes journalistes de Mauritanie, Mme Meima Mint Mohamed Ahmed s’est, dans son mot, interrogée sur la position des médias par rapport à la promotion des droits de la femme et de son progrès en tant que personne dotée de tous ses droits et de ses devoirs et partenaire égal à l’homme dans l’oeuvre de développement dans ses différents aspects.
Et de relever que la plupart de ce que montrent les médias et notamment les médias de masse contribue à consacrer les stéréotypes et autres clichés de la femme ancrant les idées reçues vis-à-vis de la femme prévalant au sein de la société, ce qui a pour effet négatif de reproduire dans les esprits des hommes et des enfants les mêmes clichés sur la femme.
Il s’ensuit de nouvelles générations qui croient que ledit cliché est sain finissent par reproduire encore la supériorité de l’homme de sorte que les femmes demeurent soumises aux idées de la société qui valorisent la femme sous tutelle.
La présidente a relevé à cet égard les lois et conventions internationales contre toutes les formes de discrimination notant que l’égalité en matière de genre doit s’étendre au secteur de l’information en encourageant l’exemple de la femme instruite qui réussit à allier les exigences de sa missions au foyer avec celles de sa fonction.
A son tour, la présidente d’honneur de l’union des femmes journalistes, Mme Naha Mint Sidi a présenté un exposé diagnostic du cliché de la femme dans le champ médiatique en tant que champ important au niveau de la promotion des ressources humaines et de l’éducation précisant qu’il s’agit d’une arme à double tranchant.
La cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille; du commissaire aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile et du secrétaire général du ministère de la communication et des relations avec le parlement.