Le ministre délégué auprès du ministre d’Etat à l’éducation nationale chargé de l’emploi, de la formation professionnelle et des technologies nouvelles, M. Mohamed Ould Khouna, a tenu mercredi à Nouakchott une réunion avec les délégués des diplômés chômeurs.
Au cours de la réunion, le ministre a passé en revue les efforts déployés par le gouvernement de façon générale pour mettre un terme au chômage et pour insérer les diplômés dans la vie professionnelle.
Il a ajouté que le ministère place la question de l’emploi des jeunes et de l’insertion des diplômés au menu des priorités de ses politiques conformément aux orientations du président de la république Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz visant à résoudre tous les problèmes de chômage dans les rangs des jeunes et des diplômés.
A leur sortie de la réunion, les délégués ont exprimé, dans une déclaration à l’AMI, leur compréhension de ces mesures et leur disponibilité à aider le ministère dans ces efforts tout en en réclamant davantage.
L’Association pour l’emploi des diplômés chômeurs a organisé un sit-in devant le ministère et a distribué un communiqué dans lequel elle a exprimé son ” attachement à l’esprit des responsabilité et de discipline ” dans l’expression de ses doléances légitimes portant sur l’attribution immédiate d’emplois à ses membres, la création de nouvelles opportunités d’emplois et la redynamisation du rôle de l’Agence nationale de promotion de l’emploi des jeunes. Elle a appelé à la justice entre tous les diplômés pour l’obtention d’emplois de façon transparente et juste suivant des critères objectifs concertés et consensuels avec les représentants des jeunes diplômés, ” rejetant catégoriquement ” le recours à la violence et aux phénomènes étrangers à notre société et contraires à notre sainte religion.
Cette association a également rejeté tout ce qui est de nature à attenter à la sécurité et à la stabilité du pays ainsi qu’à la cohabitation pacifique sociale entre toutes les composantes de notre société musulmane.
Elle a appelé le gouvernement à engager des réformes à l’instar des mesures prises en tant que moyens efficaces de résorption du chômage dans certains pays voisins, évoquant comme meilleur exemple l’attribution d’un salaire mensuel d’environ 40.000 ouguiyas à chaque chômeur en attendant de lui trouver un emploi.