Le premier ministre Dr. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, a répondu vendredi aux questions et observations des députés sur l’action du gouvernement pendant l’année écoulée et son programme pour l’année en cours.
Il a commencé par rappeler que notre pays a souffert de la gabegie pendant 30 ans et que c’est le président de la république Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz qui a fait de la lutte contre ce fléau une question centrale aussi bien dans la conception que dans la pratique. ” Le chef de l’Etat a expliqué à maintes reprises que la lutte contre la gabegie est une condition sine qua none de la construction et de la prospérité du pays “, a-t-il ajouté.
Il a précisé que le lourd héritage accumulé de gabegie ne peut pas être éradiqué du jour au lendemain, soulignant que le gouvernement, grâce à une gestion rationnelle et à la lutte contre la gabegie, a pu financer des programmes au profit des couches sociales les plus défavorisées à hauteur de 50 milliards d’ouguiyas dont aucun sou ne parvient de l’aide extérieure.
Dr. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a par ailleurs rappelé que le rapport de l’Organisation mondiale de la transparence qui place la Mauritanie à un rang reculé remonte à 2009 et que cette organisation élabore ses rapports tous les trois ans. ” Le gouvernement actuel n’est donc pas responsable de cette période “, a-t-il dit.
Il a ajouté que la question des prix constitue un axe important du programme du président de la république et que le gouvernement a l’habitude de prendre des mesures d’accompagnement à chaque montée des prix comme les distributions gratuites, les opérations Ramadan etc.
Le premier ministre a aussi souligné les acquisitions d’équipements modernes pour les hôpitaux et centres de santé afin de satisfaire les besoins des citoyens en plus de la construction, en un temps record, du Centre de maladies oncologiques.
Il a affirmé que le gouvernement est disposé à enquêter au sujet de tout marché suspect, donnant comme exemples le scanner de l’hôpital Cheikh Zayed et les équipements de l’Hôpital de la maternité.
Dr. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a en outre expliqué que le gouvernement considère les routes comme fondement du développement, vu leur rôle dans les déplacements des personnes et des biens. Il a affirmé que le nombre de routes construites jusqu’ici et celles qui le seront pendant l’année prochaine est égal à ce qui a été réalisé dans ce domaine au cours des 50 années passées.
Le gouvernement a cherché des financements pour améliorer la situation de l’enseignement et a pu obtenir jusqu’à présent 33 milliards d’ouguiyas pour la construction d’un campus universitaire, a-t-il ajouté, reconnaissant que tout ce qui a été fait jusque là ne saurait être que des solutions conjoncturelles à la situation délicate de l’enseignement. Il a considéré que les états généraux de l’enseignement, prévus prochainement, permettront de diagnostiquer la situation de ce secteur et de proposer les solutions adéquates aux problèmes posés.
Quant à l’esclavage, le premier ministre l’a qualifié de ” phénomène mauvais et vice de taille “. ” Il est regrettable qu’on en parle encore en 2011 dans une société comme la société mauritanienne “, a-t-il déploré, assurant que tous les programmes conduits par le gouvernement convergent vers l’éradication de ce phénomène et de ses séquelles à travers un intérêt accru pour les couches les moins favorisées et l’amélioration des conditions de vie de celles-ci.
Dr. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a expliqué dans ce cadre que la dénonciation de cas d’esclavage est tout à fait acceptable et importante et qu’elle devra relever de la responsabilité de tous tout en soulignant que le recours aux moyens illégitimes ne saurait être accepté car il représente un mépris vis-à-vis e l’autorité.
Le premier ministre a conclu ses réponses en réaffirmant que le gouvernement est disposé au dialogue au sujet de thèmes importants comme l’enseignement, les élections et autres questions nationales.