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Le Sénat adopte le projet de la loi de finances rectificative pour l’année 2010

Le Sénat a adopté aujourd’hui mardi, au cours d’une séance plénière présidée par M. Seydna Ali Ould Mohamed Khouna, 2e Vice-président de la chambre haute, le projet de la loi de finances rectificative pour l’année 2010.
Le budget rectificatif 2010 s’équilibre en recettes et en dépenses à 265.275.000.000 UM contre 250.366.154.199 UM au titre de la LFI 2010, soit une augmentation de 6% ; 14.908.845.801 UM par rapport au Budget Initial pour le même exercice.
Les membres du Sénat ont débattu au cours de cette session, à laquelle le gouvernement était représenté par le ministre des affaires économiques et du développement, ministre des finances par intérim M. Sidi Ould Tah, le projet de la loi de finances rectificative de l’année 2010.
Le ministre a précisé dans ses réponses aux interrogations soulevées par les sénateurs, que le présent projet de loi des finances intervient pour régulariser les crédits ouverts en vertu du décret d’avance n° 233/2010 du 2 novembre 2010, sur le budget de l’Etat de l’année 2010 à hauteur de : 53.811.222.530 UM (Cinquante trois milliards huit cent onze millions deux cents vingt deux mille cinq cent trente ouguiyas).
Une mesure prise à l’avantage de certains départements ministériels créés après le dernier réaménagement du gouvernement en mars 2010, de façon à garantir le bon accomplissement de sa mission.
Toujours dans sa récapitulation des motifs de la LFR, le ministre a souligné également que celle-ci a connu une introduction d’un abattement de 25% sur le budget de fonctionnement (hors salaires) pour financer le coût additionnel des indemnités allouées aux fonctionnaires et agents de l’Etat dans le cadre de la réforme engagée par les pouvoirs publics.
Il a indiqué aussi que l’on a procédé à une réallocation de certains crédits d’investissements ouverts au titre de la loi de finance initiale 2010 pour la prise en charge de nouvelles actions jugées prioritaires et de l’opération de recapitalisation de la SOMELEC, comme première étape d’une restructuration globale de l’entreprise.
Sur le plan économique, il a ajouté par la suite que les prix des produits de base avaient enregistré au cours de cette année une hausse significative, en raison de la reprise du commerce mondial, “entraînant du coup une meilleure tenue de notre balance de paiement et la relance des activités économiques liées à l’exportation” a-t-il dit.
Toujours dans ce cadre, le ministre a précisé que le gouvernement réalise actuellement d’importants projets dans tous les domaines dont celui de la construction des routes et la mise en place d’installations hydrauliques et électriques.
Le ministre a conclu en disant que l’Etat a mis en place une stratégie ferme visant à soutenir la politique d’autosuffisance alimentaire dans le domaine des céréales “ce qui aura des impacts positifs sur les prix des produits de première nécessité” a-t-il ajouté, soulignant enfin que le taux de déficit pour ce budget a atteint 28% “ce qui prouve la conformité aux dépenses fixées et la rugueur dans la gestion des biens publics”.

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