L’Assemblée nationale a adopté lors de séace plénière mercredi, sous la présidence de son premier Vice-président, député El Arby Ould Jiddein, un projet de loi, soumis par le gouvernement se rapportant à la convention de crédit, signée le 5 septembre 2010 à Djedda, entre le gouvernement de la Mauritanie et la Banque Islamique pour le Développement (BID).
L’accord en question est destiné au financement du ” projet du savoir de lecture et du professionnalisme dans la lutte contre la pauvreté “.
Le montant dudit crédit s’élève à 740 millions dinars islamiques soit l’équivalent de 3,35 milliards d’ouguiyas réparties en deux tranches.
La première s’étende sur une période de 30 ans dont 10 ans comme délai de grâce, assortie de frais d’imposition de 0,75% par an sur le crédit initial.
La seconde est échelonnée sur une durée de 25 ans dont 7 ans de grâce assortis de frais d’imposition de 2,5% par an.
Le projet vise à augmenter les opportunités d’obtention de l’enseignement extra public et les services de financement, pour relever les niveaux de lutte contre l’analphabétisme, ainsi que l’amélioration des compétences et des talents productifs nationaux. Le projet comprend plusieurs volets visant à soutenir l’enseignement des enfants hors de l’école, le perfectionnement professionnel, la lutte contre l’analphabétisme chez les femmes, les micros financements et l’appui de l’unité d’exécution du projet.
Les interventions des députés ont été axées sur sa discussion et sur l’appel lancé par les parlementaires au gouvernement pour privilégier l’enseignement des femmes dans ce projet, notamment celles qui sont victimes de la déperdition scolaire ainsi que les enfants qui n’ont pas eu la chance d’accès à l’école.
Ils ont souligné également la nécessité d’ouvrer pour que le projet contribue à l’éradication des séquelles de l’esclavage en Mauritanie.
Le ministre des affaires économiques et du développement M. Sidi Ould Tah, qui a représenté le Gouvernement lors cette réunion, a expliqué les mobiles du projet pourtant sur la lutte contre la pauvreté, en permettant aux populations d’acquérir des aptitudes en lecture, de dispenser des formations professionnelles, ainsi qu’à rendre disponible des micro crédits assurant aux personnes cibles un accès à la vie active devenue très difficile pour les illettrés et les non qualifiés.
Le ministre a souligné par ailleurs que le projet cible :
– les enfants âgés de 6 à 12 ans, qui n’ont pas eu l’occasion de faire l’école ou qui sont victimes, pour une raison ou une autre, de la déperdition scolaire; – les adolescents de 12 à 15 ans, à travers leur formation dans les centres professionnel, les jeunes de 15 à 25 ans qui n’ont pas bénéficié de formation professionnelle appropriée
– et les femmes de 25 à 45 ans qui sont supposées être de femmes de ménage ne disposant pas suffisamment de temps pour étudier.
Le ministre des affaires économiques et du développement a conclu dans ses explications que le projet permettra aussi aux personnes ciblées de bénéficier de la formation, de micro crédits pour exploiter des petites activités génératrices de revenus.
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