Le chef de file de l’Opposition démocratique, M. Ahmed Ould Daddah, président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD), a tenu une conférence de presse, jeudi au siège de son parti à Nouakchott.
Il a passé en revue les questions d’actualité et la situation de la Mauritanie 50 ans après son indépendance.
En marge de la conférence de presse, le chef de file de l’Opposition démocratique a fait distribuer un communiqué dans lequel il a appelé au dialogue politique pour donner une chance à une entente prenant comme référence l’Accord de Dakar.
Il a ajouté que le RFD a décidé – pour l’intérêt supérieur du pays – de dépasser ses réserves sur les élections présidentielles tout en continuant à travailler assidûment dans le cadre de la Coordination de l’opposition démocratique afin d’enraciner la démocratie dans le pays.
M. Ahmed Ould Daddah a dénoncé l’absence de transparence dans le secteur pétrolier, déplorant le fait que les contrats de partage de la production ne passent plus par le Parlement comme par le passé.
Il a considéré que l’exploitation des richesses minières, pétrolières et maritimes a causé d’énormes dégâts écologiques, visibles quotidiennement, bien qu’il ne soit pas possible de cerner leur impact réel à l’heure actuelle.
«Nous pouvons aujourd’hui constater que notre pays est l’un des plus fragiles de la région sur les plans économique, institutionnel, social, politique et sécuritaire. Après 50 ans d’indépendance, la majorité de notre peuple continue de vivre en dessous du seuil de la pauvreté ; le secteur de l’enseignement se dégrade continuellement ; celui de la santé connait une carence chronique tandis que la chômage a atteint des niveaux records sans précédents dans l’histoire contemporaine du pays».
Le communiqué a souligné que «l’injustice, la marginalisation et l’absence de perspectives ont poussé un grand nombre de jeunes à adhérer au terrorisme». Il a expliqué que la politique d’austérité proclamée au lendemain des élections et qui a consisté à réduire considérablement le budget de gestion des établissements de l’Etat n’a abouti finalement qu’au blocage des services publics alors même que les dépenses publiques se sont vues monter de 14 milliards d’ouguiyas en 2009 à 22 milliards en 2010 en vertu des lois portant modification du budget pendant ces deux années».