Le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, M. Mohamed Lemine Ould Aboye a affirmé, dans une allocution prononcée, mercredi, au cours de la cérémonie d’inauguration du projet Aftout Essahli au km 17 sur la route Nouakchott-Rosso, que la supervision de cette réalisation par le Président de la République “est une preuve concrète de l’intérêt qu’ accorde le chef de l’Etat aux préoccupations des citoyens et à la satisfaction de leurs besoins”.
Il a noté que cet important projet vient s’ajouter aux nombreuses autres réalisations accomplies en un laps de temps record, grâce à l’Aide d’Allah et à la volonté du Président de la République qui tient à voir chaque citoyen bénéficier du développement et du progrès que connaît le pays dans tous les domaines.
Le ministre a indiqué que la capitale est approvisionnée en eau potable depuis les années 70 à partir de la nappe d’eau du Trarza, par le biais du champ captant d’Idini (60 Km à l’Est de Nouakchott). Il a indiqué que ce champ n’est plus en mesure de couvrir les besoins de la ville, du fait de l’augmentation croissante des populations de Nouakchott au cours des dernières années.
Il a ajouté que la prise de conscience par le Président de la République de ces réalités et le fait qu’il ait mis le secteur de l’hydraulique à la tête de ses préoccupations telles qu’exprimées par son programme électoral ont fait que rendre l’eau disponible est considéré comme un des piliers fondamentaux de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté.
C’est ainsi que dans ce cadre, un portefeuille de projets a été élaboré.
Il s’agissait ainsi d’organiser les prestations des projets d’hydraulique et d’assainissement de manière à atteindre les objectifs du millénaire à l’horizon 2015.
Parmi ces projets, le projet de réhabilitation et d’extension du réseau de distribution de l’eau potable à Nouakchott.
– le projet d’approvisionnement en eau des grandes villes de la wilaya du Hodh Charghi à partir de la nappe du “Dhar”;
– l’approvisionnement des villages des wilaya du Gorgol, de l’Assaba, du Brakna en eau potable à partir de Foum Gleita (Aftout Charghi;
– Projet d’approvisionnement de la ville de Maghtalahjar à partir de la plaine de “Bouhchicha” située dans le bassin sédimentaire du littoral;
– projet de réalisation de réseaux d’adduction d’eau et d’assainissement dans le domaine rural dans les wilaya du Gorgol, de l’Assaba et du Hodh Charghi;
– de nombreux projets pour la réalisation de 300 réseaux de distribution d’eau potable dans les différentes wilaya du pays.
Des études de faisabilité seront, en outre, élaborées pour l’approvisionnement de la ville de Kiffa à partir de la mare de Kankossa et les villes d’Aioun et de Tintane à partir de “Grarat El Mehrouda” dans le oued “El Aguer” et ce, en plus de la réalisation de plus de 30 bassins hydrauliques pilotes dans l’ouest de l’Assaba et le nord du Brakna.
Le ministre a annoncé que les travaux du réseau d’assainissement de la ville de Nouakchott débuteront au cours de l’année 2011 tout comme la conception des plans directeurs d’assainissement dans certaines capitales de wilaya telles que Nouadhibou et Rosso, en plus de l’adoption de l’approche de la promotion de l’assainissement en milieu rural.
Il a ajouté que des réformes structurelles ont été conduites par son département et matérialisées par la création d’établissements publics nécessaires, rappelant l’adoption de l’approche de gestion intégrée des ressources hydrauliques pour la première fois en Mauritanie dans les wilaya du Brakna et du Trarza. Cette approche sera généralisée sur toutes les wilayas du pays, a-t-il assuré.
M. Mohamed Lemine Ould Aboye a indiqué que “la réalisation du projet Aftout Essahli, pour un coût de 452 millions de dollars, n’aurait été accomplie n’eût été le solide appui, la volonté sincère et le financement généreux apportés par nos frères qui ont misé sur son succès, ont dégagé les fonds nécessaires et ont suivi les travaux étape par étape”.
Le ministre a exprimé les remerciements à ces bailleurs, notamment le Fonds arabe de développement économique et social (FADES), la Banque islamique de développement, le Fonds saoudien de développement, le Fonds koweitien de développement économique arabe, la Banque africaine de développement et le Fonds de l’OPEP pour le développement international.