L'AMI

Atelier de validation du cadre stratégique de gestion durable des terres

La capitale a abrité lundi les travaux de l’atelier national de validation du cadre stratégique de gestion durable des terres (GDT) en Mauritanie organisé par le ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de l’environnement et du développement durable en collaboration avec le Fonds Mondial de l’Environnement et le Fonds International de Développement Agricole (FIDA).
Cet atelier d’une journée, vise redynamiser le cadre stratégique précité à travers le démarrage effectif de la composante environnement du projet de gestion durable des oasis qui est essentielle dans la redynamisation de ce cadre stratégique de gestion durable des terres.
A l’ouverture des travaux M. Mohamed Mahmoud Ould Sid Ebbat, secrétaire général du ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de l’environnement et du développement durable a attiré l’attention sur le fait que les indicateurs des systèmes environnementaux, de baisse de la pauvreté, de la croissance économique et de la sécurité alimentaire en Mauritanie n’ont cessé de se dégrader.
Et de préciser que les études stratégiques montrent que les effets spécifiques de la dégradation des terres dans les zones prioritaires notamment la baisse de la rentabilité agricole ou de la capacité d’absorption des secteurs pastoraux.
Il a encore dit que la Mauritanie, consciente de l’importance de la gestion durable des terres (GDT), a exprimé son intérêt d’appartenir à la tribune “Terre d’Afrique” et le programme du Fonds mondial pour l’investissement stratégique pour profiter de l’appui et entrer dans un processus de modernisation sur la base d’une approche scientifique impliquant toutes les parties concernées.
Et de relever que cet intérêt s’inspire du programme électoral du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.
Il a rappelé dans ce contexte, l’engagement du FIDA en 2008 avec d’autres bailleurs de fonds comme la Banque Mondiale et de présenter l’appui à notre pays afin d’élaborer et d’adopter un cadre stratégique de l’investissement en matière de GDT conformément aux orientations de “Terre d’Afrique” et du programme stratégique d’investisseement.
Pour sa part, le Coordinateur pour l’Afrique du Nord et la coopération Sud-Sud du mécanisme mondial de la convention des Nations Unies sur la désertification, M. Youcef Ibrahimi a prononcé une allocution dans laquelle il a tout d’abord remercié le gouvernement mauritanien et le FIDA, pour la co-organisation de cette journée, avec le ministère chargé de l’environnement et du développement durable, ainsi que les autres partenaires techniques et financiers présents.
Il a rappelé par la suite le plan-cadre stratégique décennal, adopté en octobre 2007 à Madrid, destiné à renforcer la mise en oeuvre de la convention de lutte contre la désertification pour la période 2008-2018.
” Tirant les leçons de plus de dix années de mise en oeuvre de la CCD, le plan d’action décennal développe un cadre d’action et précise les responsabilités des différents acteurs de la convention : Etats parties, partenaires de coopération, organes de la convention (secrétariat, mécanisme mondial) ainsi que la société civile “, a-t-il dit.
A propos du mécanisme mondial, M. Youcef Ibrahimi, a indiqué que ” sous les orientations et directives de la conférence des parties “, celui-ci vise ” à soutenir l’efficacité des mécanismes financiers existants et à mobiliser des ressources financières importantes “. Il a précisé aussi que c’est dans ce cadre, qu’il a aligné sa stratégie ” sur le plan d’action décennal adopté à Madrid “, avec comme actions principales le soutien à l’intégration de la gestion durable des terres dans les politiques et stratégies nationales de développement; la construction de partenariats novateurs, le soutien aux partenariats sous-régionaux et régionaux (la grande muraille verte pour le Sahara, appui à l’Union du Maghreb Arabe).
De son côté, M. Naoufel Telahigue, chargé de programme auprès du fonds international de développement agricole (FIDA), a indiqué dans son intervention qu'”ils sont ici à Nouakchott pour valider et mener une réflexion concertée sur l’opérationnalisation d’un outil important, pour harmoniser nos efforts en matière de lutte contre la désertification et dégradation des terres en Mauritanie”
Justement, à propos de cette dernière, il a précisé que ” la dégradation des terres est un phénomène qui compromet la durabilité des ressources naturelles et qui représente une entrave chronique au développement “, soulignant que ” la conjugaison des effets du changement climatique et la pression croissante sur les ressources naturelles en Mauritanie ont entraîné un déséquilibre écologique et ont limité les opportunités économiques “.
Toujours selon lui, évoquant le cas mauritanien : ” la désertification a touché 2/3 de la superficie du pays ” et ” avance à une vitesse de 6 km par an, en réduisant davantage la disponibilité des terres arables, qui ne dépassent pas 1% du territoire national actuellement”.
Et de poursuivre que ” la question complexe de la désertification est inévitablement liée à la pauvreté “, que ” son impact sur le développement socioéconomique est incontestable.
Abordant l’objectif de l’atelier, il a souligné qu’il s’agit de définir des modalités pratiques qui permettent de réaliser des actions efficaces et tangibles en matière de Gestion durable des terres (GTD).
M. Naoufel Telahigue a précisé enfin que l’atelier abordera dans la journée de demain ” la composante environnementale du Projet de Développement Durable des Oasis “, qui dira-t-il, ” s’inscrit déjà dans la logique d’intervention du cadre d’orientations stratégiques de lutte contre la pauvreté mise en oeuvre par le gouvernement mauritanien “.

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