M. Mohamed Abdellahi Ould Oudaa, ministre de l’industrie et des mines, a indiqué que le secteur minier a connu dernièrement un bond qualitatif matérialisé par le développement et l’augmentation de la production de l’or, du fer et du cuivre ainsi que l’intensification des programmes d’exploration minière et les indices positifs enregistrés, le tout dans un climat d’investissement incitatif marqué par la transparence et la justice.
Le ministre qui ouvrait une table ronde sur le financement de l’Ecole des mines de Mauritanie, mercredi à Nouakchott, a ajouté que la politique de mauritanisation des fonctions, suivie par le gouvernement sur orientations du président de la république Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, permettra aux mauritaniens d’occuper la plupart des postes.
Il a expliqué que cet objectif ne sera atteint qu’en présence de mesures d’accompagnement comme la formation d’un cadre humain (ingénieurs, techniciens) capable de gérer les installations minières.
Le ministre a précisé que l’école à créer permettra la formation de 30 à 50 techniciens dans les spécialités relatives à l’exploitation minière et entre 25 et 35 ingénieurs dans différents domaines dont notamment la géologie, l’électromécanique et les mines.
Il a souligné que ce projet requiert près de 18 millions de dollars pour la création d’une école d’ingénieurs à Nouakchott et d’un centre de formation de techniciens à Akjoujt et que la formation effective commencera début 2013.
M. Mohamed Abdellahi Ould Oudaa a considéré que le projet constitue un bon exemple du partenariat entre les secteurs public et privé, signalant que son exécution est prise en charge, outre l’Etat mauritanien, par un groupe de sociétés minières et les partenaires au développement de la Mauritanie.
Le coordinateur du projet a de son côté présenté un exposé sur le secteur minier en Mauritanie, son importance pour l’économie nationale et le marché de travail et son étude de faisabilité.
Ont prid part à la table ronde des représentants de la fondation Lundin for Africa, de TAZIAST, de la SNIM, de MCM, de la Commission européenne, de la Coopération espagnole, de la GTZ, de l’ambassade du Japon, de l’ambassade de France et de la fondation Bouammatou.
La cérémonie d’ouverture a eu lieu en présence des ministres des affaires économiques et du développement, de l’enseignement secondaire et supérieur et de l’emploi, de la formation professionnelle et des technologies nouvelles en plus du secrétaire général du ministère de l’industrie et des mines.