Le ministre de la Justice, M. Mohamed Mahmoud Ould Cheikh Abdoullah Ould Boya, a supervisé, jeudi matin, au palais de justice à Nouakchott ouest, le lancement de la huitième édition du concours international de plaidoiries pour les droits de l’homme de Mauritanie.
Ce concours, placé sous le haut patronage du ministre de la Justice, est organisé conjointement par l’Ordre national des Avocats et l’Institut international des droits de l’homme et de la paix, avec le soutien de l’Ambassade de France, de l’Union Européenne et du Conseil national des barreaux de France.
Le concours comprend des plaidoiries en arabe et en français. La compétition met en lice des avocats d’Algérie, du Cameroun, d’Haïti, de Belgique, de France, et de Tunisie.
Dans un discours prononcé à cet effet, le ministre de la justice a déclaré que les droits de l’homme constituent à l’heure actuelle un sujet de grande importance du fait qu’ils sont devenus un système de mesure de l’avancée d’une démocratie dans un pays. C’est dans cette optique que le ministre de la Justice a souligné qu’il veillera à cet égard à l’important rôle que joue la justice dans l’instauration de la démocratie, et de son indépendance effective à travers la création de conditions permettant de protéger les droits et les libertés des citoyens.
Quant au bâtonnier de l’Ordre national des Avocats(ONA), Me Brahim Ould Ebetty, il a souligné que la Mauritanie est très honorée d’abriter ce genre d’évènements assez importants qui contribuent, dit-il, à la promotion de la culture de protection des droits de l’homme. Me Ebetty espère que ce concours puisse s’inscrire dans la durée de l’agenda judiciaire mauritanien.
Auparavant, la première conseillère de l’ambassade de France en Mauritanie, Mme Catherine Disparti, a affirmé que ce concours est un moment fort après une année blanche, en raison de la pandémie du Covid-19. Elle s’est dite heureuse que ce concours puisse reprendre grâce à la volonté et à l’abnégation des organisateurs.
De son côté, Jean-Marc Dewerpe, Chef de Coopération à la délégation de l’Union Européenne en Mauritanie a indiqué qu’au-delà de cet aspect de concours, l’événement constitue un espace de partage et d’échange entre des professionnels venus d’horizons divers et ayant des parcours et des expériences particulières.
Il a rappelé les nombreuses actions centrées sur la justice et les droits humains entreprises par l’Union européenne au profit du ministère de la justice mais aussi des acteurs non étatiques.
Par ailleurs, Jonas Bochet, directeur de l’Institut international des droits de l’Homme et de la Paix a assuré que le concours renvoie à « une photographe des thématiques de violations des droits de l’Homme au cours de l’année.»
Il a ajouté que l’objectif est de « mettre en valeur les défenseurs des droits et illustrer ainsi leur rôle fondamental pour le respect de la dignité et de la liberté de chacun.
Le concours a également pour but d’attirer l’attention sur des problèmes internationaux de violations gravissimes des droits de l’Homme ».