L'AMI

L’Assemblée nationale adopte deux projets de loi relatifs à la construction d’un hôpital de référence pour la santé de la mère et de l’enfant

Nouakchott

L’Assemblée nationale a adopté mardi, au cours d’une séance publique présidée par le deuxième vice-président de l’institution parlementaire, M. El Hassan Cheikh Baha, deux projets de loi autorisant la ratification d’un accord de prêt et d’un accord-cadre de financement sous forme de vente à tempérament, signés le 9 mars 2026 entre la République islamique de Mauritanie et la banque islamique de développement, destinés au financement du projet de construction et d’équipement d’un hôpital de référence pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant à Nouakchott.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, le ministre de l’Industrie et des Mines, M. Edy Ould Zeine, ministre de l’Économie et du développement par intérim, a indiqué que l’amélioration des prestations sanitaires constitue l’un des axes prioritaires du programme de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Il a précisé que cette orientation se traduit notamment par le développement des infrastructures sanitaires, à travers la réhabilitation, la construction et l’équipement des structures de santé, ainsi que par le renforcement des capacités d’accueil et l’amélioration de la qualité des soins.

Le ministre a expliqué que le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt signé le 9 mars 2026 avec la BID s’inscrit dans ce cadre et porte sur la construction et l’équipement d’un hôpital de référence d’une capacité de 440 lits à Nouakchott, destiné à offrir des services spécialisés aux mères, aux nouveau-nés et aux enfants.

Il a indiqué que le financement actuel du projet comprend un montant d’environ 4,27 millions d’euros provenant des ressources de la banque, ainsi qu’un financement complémentaire de 8,55 millions d’euros mobilisé auprès du Fonds de financement concessionnel. Le premier financement sera remboursé sur une période de 25 ans, dont 7 années de grâce, avec des frais de service annuels de 1,5 %, tandis que le second sera remboursé sur 30 ans, dont 10 années de grâce, avec des frais de service de 0,5 % par an.

Concernant le projet de loi relatif à l’accord-cadre de financement sous forme de vente à tempérament, le ministre a présenté les principales composantes du projet, portant notamment sur les travaux de génie civil, la fourniture et l’installation des équipements médicaux, du mobilier et des systèmes informatiques, ainsi que sur les prestations de conception et de supervision.Le projet prévoit également des actions de renforcement des capacités, de formation et de recherche dans le cadre du mécanisme d’échange de connaissances et d’expertises, en plus d’un appui technique à l’unité de gestion du projet et de la réalisation de l’audit financier.

Le ministre a précisé que le coût global du projet est estimé à 68,35 millions d’euros, dont 6,94 millions d’euros financés par le gouvernement mauritanien. Le reste du financement se répartit entre un prêt concessionnel de 4,27 millions d’euros, un prêt de vente à tempérament de 48,15 millions d’euros, un prêt du Fonds de solidarité islamique pour le développement de 8,55 millions d’euros, une subvention de 380.000 euros destinée au mécanisme d’échange des connaissances et une enveloppe de 60.000 euros consacrée aux bourses de formation.

Il a ajouté que le financement de la banque islamique de développement, d’un montant de 48,15 millions d’euros sous forme de prêt de vente à tempérament, sera remboursé sur une durée de 20 ans, dont 4 années de grâce, avec une marge bénéficiaire annuelle de 1,9 %.

Dans leurs interventions, les députés ont estimé que la construction de cet hôpital permettra de renforcer l’accès des mères et des enfants aux services de santé spécialisés et de consacrer davantage le principe de justice sanitaire.

Ils ont également salué les performances du personnel médical et administratif du Centre hospitalier mère-enfant, malgré les contraintes techniques et logistiques auxquelles il fait face.

Les parlementaires ont enfin insisté sur la nécessité de respecter les délais d’exécution et les normes techniques requises, afin d’éviter toute augmentation des coûts du projet et tout retard dans la mise à disposition des services au profit des citoyens, tout en soulignant l’importance d’investir dans les ressources humaines et la maintenance parallèlement à la réalisation des infrastructures sanitaires publiques.

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