Le ministre de la pêche, des infrastructures maritimes et portuaires, Monsieur Mokhtar Ahmed Bousseïf, a supervisé, aujourd’hui mardi, au siège du Centre de l’Institut Mauritanien de Recherches Océanographiques et des Pêches à Nouakchott, le lancement des travaux du Forum scientifique international sur les céphalopodes, organisé sous le thème : “Le poulpe et les voies de la gestion durable face aux défis écologiques, économiques et sociaux”.
Le ministre a souligné, dans son discours à cette occasion, l’importance capitale de cet événement scientifique, indiquant que le choix du “poulpe” comme thème central est dû à sa position stratégique dans l’économie nationale. Ce produit contribue à hauteur de 50% de la valeur des exportations de poisson du pays, en plus de son rôle vital dans la création de dizaines de milliers d’emplois et de revenus, en particulier dans le secteur de la pêche artisanale.
Il a affirmé que cette importance a fait du poulpe une priorité particulière, en tant que première pêcherie gérée selon un plan de réhabilitation complet récemment mis à jour pour assurer une gestion rationnelle. Il a souligné dans ce contexte l’engagement strict de l’État à protéger les intérêts nationaux, affirmant la volonté que l’exploitation de cette richesse reste l’apanage des Mauritaniens.
Le ministre a révélé, dans le cadre du renforcement de la compétitivité des produits nationaux, que le secteur s’emploie actuellement à finaliser les procédures de “certification écologique” de la pêcherie de poulpe conformément aux normes internationales strictes du Marine Stewardship Council (MSC), dans le cadre du projet d’amélioration des pêcheries (FIP) en collaboration entre l’Institut Mauritanien de Recherches Océanographiques et des Pêches et la Société Mauritanienne de Commercialisation du Poisson.
Il a salué le rôle central de la recherche scientifique, affirmant que l’Institut effectue un suivi en temps réel et précis des niveaux de stocks et des zones de reproduction, ce qui fournit une base de données documentée sur laquelle s’appuyer pour la prise de décisions. Il a conclu son discours en soulignant que ces efforts incarnent les hautes directives de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, que le gouvernement du Premier ministre, Monsieur El Mokhtar Ould Djay, s’emploie à mettre en œuvre, garantissant ainsi la consolidation de la gestion durable et le renforcement des retombées sociales et économiques de cette richesse stratégique.
Le ministre s’est engagé, à la fin de son discours, à prendre en considération les recommandations et propositions issues de ce forum, afin de renforcer la gouvernance du secteur et de soutenir les efforts de l’État pour s’appuyer exclusivement sur des données scientifiques précises.
Quant au directeur général de l’Institut Mauritanien de Recherches Océanographiques et des Pêches, Monsieur Mohamed El Hafedh Ould Ijouen, il a indiqué que le poulpe est le premier pilier économique de nos pêcheries.
Il a ajouté que l’organisation de ce forum s’inscrit dans une démarche scientifique intégrée adoptée par l’Institut pour évaluer les ressources halieutiques, suivre les écosystèmes marins et analyser les effets du changement climatique.
Il a souligné que les efforts de recherche ont permis de créer une base de données scientifiques solide qui constitue une référence pour la prise de décision,
Le directeur général de l’IMROP a présenté une approche stratégique précise de l’importance des ressources marines, affirmant que si les petits poissons pélagiques représentent la soupape de sécurité alimentaire du pays, le poulpe reste le premier pilier économique et social des pêcheries nationales.
Il a passé en revue les cinq axes sur lesquels le forum se concentrera pour approfondir les connaissances scientifiques sur les céphalopodes,
Quant au porte-parole des participants, Monsieur Patrice Bremer, il a salué l’initiative de l’Institut d’organiser cette rencontre qui aura des résultats très importants sur la durabilité des stocks en Mauritanie.
Après la cérémonie d’ouverture, les sessions scientifiques de la première journée ont débuté, au cours desquelles experts et chercheurs ont discuté de l’axe “Changements climatiques et dynamique du poulpe”, passant en revue les effets du réchauffement et du manque d’oxygène sur les stocks dans la zone économique exclusive mauritanienne, tandis qu’une autre session a été consacrée au thème “Écologie et biologie du poulpe”.
Les travaux du forum devraient se poursuivre les mercredi et jeudi, pour discuter des systèmes d’exploitation et de l’évaluation des stocks avec la participation d’experts de l’ICES et de chercheurs du Maroc, d’Algérie, du Sénégal et d’Espagne, et pour passer en revue les dernières techniques d’aquaculture du poulpe, les événements devant se conclure par l’élaboration de recommandations complètes sur la gouvernance des pêcheries et les systèmes de quotas.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Monsieur Yacoub Ould Moine, du président du Groupe parlementaire de la pêche et des infrastructures maritimes, du commandant de l’Académie navale, du représentant des Garde-côtes mauritaniens à Nouakchott, du président de la fédération nationale de la pêche et de nombreux responsables du ministère de la Pêche et des Infrastructures Maritimes