L'AMI

Ouverture d’un atelier au profit des acteurs locaux du Guidimakha sur les risques de l’extrémisme violent

Le Wali adjoint du Guidimakha, M. Mohamed El Arbi Mohamed Sidi Mohamed, a supervisé, ce lundi, l’ouverture d’un atelier sur l’extrémisme violent dans les zones frontalières, organisé par le Programme des Nations Unies pour le développement.

Participent à cet atelier d’une journée des imams de mosquées, des conseillères sociales, des réformateurs sociaux, ainsi que des journalistes.

Dans son discours à cette occasion, le Wali adjoint a expliqué que cette rencontre vise à renforcer les capacités régionales et préventives contre l’extrémisme, soulignant qu’en raison de la position frontalière de la wilaya, de sa réalité économique et sociale, et des conditions de sécurité dans la région, cet atelier se concentrera sur le rôle stratégique des médias locaux, des organisations de la société civile et des institutions locales en tant que moyens de communication communautaire contribuant efficacement à la sensibilisation, à la promotion de la participation civique et à la diffusion des valeurs de paix et de tolérance. Par conséquent, le renforcement des capacités de l’équipe technique régionale, la promotion des mécanismes de surveillance communautaire et la création d’espaces de dialogue entre les jeunes et les institutions sont des facteurs cruciaux pour la détection précoce des risques d’extrémisme et la fourniture d’une réponse appropriée, complète et durable. Il a remercié les partenaires techniques et financiers, en particulier le Programme des Nations Unies pour le développement, et a déclaré l’ouverture de l’atelier.

De son côté, le président de la région du Guidimakha, M. Issa Coulibaly, a affirmé que la paix, la sécurité et la tranquillité constituent les piliers fondamentaux du développement durable. Sans un environnement sûr, aucun progrès social, économique ou éducatif ne peut être véritablement réalisé. Ce sont des valeurs que notre société et nos autorités ont toujours défendues avec fermeté.

Il a ajouté que sur l’ensemble du territoire national, les autorités mauritaniennes ont adopté des stratégies globales de prévention des risques de terrorisme et d’extrémisme, appelant à une coopération inclusive et participative à différents niveaux. Cette approche découle d’une conviction profonde selon laquelle la sécurité ne se limite pas aux acteurs militaires ou aux seules institutions étatiques, mais exige l’engagement de chaque citoyen et de chaque communauté locale.

Il a souligné que nos efforts sont basés sur le dialogue, l’éducation et le renforcement de la cohésion sociale. La lutte contre l’extrémisme ne se limite pas aux opérations de sécurité, mais inclut également la fourniture d’alternatives positives à nos jeunes, et la lutte contre l’exclusion, la pauvreté et l’analphabétisme.

Le maire de Sélibaby, M. Oumar Hammadi Ba, a pris la parole, saluant cet atelier qui aborde un sujet important, à savoir les risques de l’extrémisme violent et la nécessité de sensibiliser pour lutter contre ce fléau dangereux pour la stabilité et le développement. Il a souligné le rôle important des médias locaux et des organisations de la société civile dans la sensibilisation aux dangers de l’extrémisme, en particulier dans les zones frontalières.

L’ouverture de l’atelier s’est déroulée en présence du vice-président de la région du Guidimakha, M. Wali Boubou Diawara, de l’adjoint au hakem de Sélibaby, M. Bagha Ould Mohamed, et de certains chefs de services régionaux et des autorités militaires et sécuritaires.

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