Nous œuvrons pour un enseignement supérieur flexible et une recherche scientifique de haut niveau
Nouakchott
Le Département de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique œuvre pour un enseignement supérieur flexible, en phase avec les évolutions mondiales et futures, et pour une recherche scientifique de haut niveau, conformément à la vision de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Dans un entretien accordé à l’Agence mauritanienne d’information (AMI), M. Idoumou Ould Mohamed Lemine Ould Abbas, Conseiller en charge de la communication au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a souligné que l’enseignement supérieur et la recherche scientifique figurent parmi les priorités absolues des programmes de Son Excellence le Président « Mon ambition pour la nation » et « Mes engagements ».
Résultat : le budget du secteur a doublé, passant de 10 milliards d’ouguiyas en 2019 à 20 milliards d’ouguiyas en 2025.
Il a ajouté que le ministère de l’Enseignement supérieur s’efforce de répondre à la demande croissante de diplômés du secondaire, d’une part, et aux exigences de diversification économique, d’autre part.
Le Conseiller en charge de la communication a indiqué que l’année universitaire 2024-2025 a marqué un tournant qualitatif, incarnant la vision de Son Excellence le Président de la République en matière de réforme de l’enseignement et de promotion de la justice sociale. Cela comprend la création de nouveaux établissements et spécialisations, notamment l’ouverture effective de l’École de commerce de Nouakchott et de l’Institut supérieur de génie industriel.
L’ajout de nouvelles filières à l’ENS, le département de médecine bucco-dentaire de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie, et l’ouverture de quatre écoles doctorales (une école doctorale en sciences de l’ingénieur à l’École polytechnique, une école doctorale en sciences de l’éducation à l’ENS, une école doctorale à l’Université d’Aïoun et une école doctorale à l’Institut supérieur des études et recherches islamiques, un centre de préparation des concours d’agrégation à l’ENS et un master en intelligence artificielle à l’Institut supérieur du numérique. L’Université de Nouadhibou se prépare également à accueillir des étudiants en octobre prochain.
Pour répondre à la demande croissante et élargir les possibilités de formation, M. Idoumou Ould Mohamed Lemine Ould Abbas a indiqué que la capacité d’accueil d’établissements prestigieux a été doublée, notamment la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie, l’Institut préparatoire aux grandes écoles d’ingénieurs et l’Institut supérieur du numérique.
Les bourses internes ont également été augmentées à un niveau sans précédent, et étendues aux bacheliers inscrits au registre social, aux étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur hors de Nouakchott et aux étudiants des filières techniques. Le nombre de bourses a augmenté de 100 %, passant d’environ 9 000 à environ 18 000, et le pourcentage de boursiers est passé de 28 % à 41 % de l’ensemble des étudiants. Le nombre de boursiers parmi les étudiants brillants a doublé, passant d’environ 800 à 1 600, et le nombre de boursiers des filières littéraires a décuplé, passant d’environ 50 à environ 500.
Dans une démarche importante en faveur de la protection sociale, le Conseiller en communication a confirmé l’extension de l’assurance maladie à tous les étudiants de l’enseignement supérieur, la gratuité des transports pour les étudiants inscrits au registre social à Nouakchott et la gratuité de l’enseignement aux étudiants de master.
Dans le cadre des infrastructures universitaires, le conseiller a expliqué qu’en 2024, la construction, l’équipement et l’exploitation d’un complexe universitaire d’une capacité de 11 000 places ont été achevés. Les sièges de l’Institut supérieur du numérique et de l’École supérieure de gestion de Nouakchott ont également été construits, tout comme l’agrandissement de l’Institut supérieur d’enseignement technologique (ISET) à Rosso. Des travaux de réhabilitation ont également été lancés aux sièges de l’Institut supérieur de comptabilité et de gestion des entreprises (ISCAE) et de l’Institut universitaire professionnel (IUP). Des financements ont également été mobilisés et des projets ont été lancés pour la création de cinq nouveaux établissements d’enseignement supérieur, dont quatre dans nos wilayas de l’intérieur.
Concernant les services universitaires et les conditions d’études des étudiants, le conseiller en communication a indiqué que la résidence universitaire a été ouverte pour la première fois aux filles, accueillant 500 étudiantes, qui viennent s’ajouter aux 1 000 étudiants. Le nombre de bourses a augmenté pour atteindre 15 804 cette année (2025), contre 5 886 en 2019.
Par ailleurs, la qualité des services de restauration a été améliorée et le nombre de bénéficiaires a augmenté pour répondre à la croissance constante du nombre d’étudiants. Les services de transport étudiant ont également été renforcés, notant que 220 professeurs d’université ont été recrutés ces dernières années et que leurs salaires ont considérablement augmenté.
La recherche scientifique étant un critère d’évaluation essentiel pour prédire l’avenir, proche et lointain, le secteur a connu la création de l’Agence nationale de la recherche scientifique et de l’innovation (ANRSI), qui a organisé les premiers forums nationaux de la recherche scientifique et de l’innovation, ainsi que la création d’un fonds spécial pour financer la recherche scientifique, a ajouté le conseiller.
Il a noté que parmi les réalisations les plus importantes de Son Excellence le Président de la République dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique durant son premier mandat figurent l’adoption de la Stratégie nationale de la recherche scientifique et de l’innovation, le lancement de l’Autorité mauritanienne pour l’assurance qualité et la réorganisation de l’enseignement supérieur, qui renforce la gouvernance du secteur, et la réforme du système d’orientation des étudiants en adoptant de nouvelles normes plus justes et transparentes et en supprimant les bourses à l’étranger pour le premier cycle de l’enseignement universitaire, renforçant ainsi la souveraineté dans le domaine de la formation.