L'AMI

Nouadhibou : Le ministère de la Justice organise une campagne nationale de formation sur les lois criminalisant l’esclavage, la traite des personnes, le trafic illicite de migrants et le travail des enfants

Le ministère de la Justice a organisé, jeudi, au Palais de la Justice de Nouadhibou, les activités de la campagne nationale de formation et de sensibilisation sur les lois pénales et répressives pour l’esclavage, la traite des personnes, le trafic illicite de migrants et le travail criminel des enfants. À travers cette campagne, qui regroupe tous les instituts, universités et écoles de formation professionnelle, de sécurité et d’administration du pays, le département de la justice vise à diffuser et à sensibiliser sur les textes criminalisant et punissant l’esclavage, la traite des êtres humains, le trafic illicite de migrants et le travail des enfants, ainsi qu’à adapter avec précision les faits pertinents et à prendre les mesures nécessaires pour poursuivre les auteurs de ces crimes et protéger les victimes.

La campagne vise également à attirer l’attention de l’opinion publique sur la gravité de ces crimes, par le biais de recherches et d’enquêtes dans ce domaine, ainsi qu’à montrer l’exhaustivité et l’interdépendance de ces faits et l’étendue de leur impact sur les droits de l’homme et la dignité, à répondre aux signalements, à activer la lutte contre la négligence, à indemniser équitablement les victimes, à uniformiser le traitement judiciaire et à diffuser les meilleures pratiques.

Les participants à la campagne ont assisté à des présentations sur les lois criminalisant et punissant la traite des personnes, le travail dangereux et interdit des enfants, les dispositions relatives à la lutte contre l’esclavage et les pratiques esclavagistes, et la loi sur la lutte contre le trafic illicite de migrants.

Le conseiller du ministre de la Justice, chargé de la coopération, de l’évaluation et du suivi, coordinateur de la mission, M. Amar Al-Kassem, a déclaré que la loi sur la lutte contre le trafic illicite de migrants illégaux et la traite des personnes vise à prévenir le trafic illicite de migrants, à lutter contre la migration clandestine, à protéger les droits des victimes, en plus de promouvoir la coopération internationale dans ce domaine. Il a souligné que la loi, en son article 4, punit d’emprisonnement de 5 à 10 ans et d’une amende de 5 à 10 millions d’ouguiyas toute personne reconnue coupable de trafic de migrants.

Il est à noter que cette campagne est supervisée par une mission du ministère de la Justice, qui comprend le conseiller du ministre de la Justice chargé de la coopération, de l’évaluation et du suivi, l’inspecteur général adjoint de l’administration judiciaire et des prisons, le directeur général de l’administration des prisons et de la réinsertion, le directeur des études et de la législation au ministère et le directeur de la coopération et de la coopération inter-judiciaires.

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More