L'AMI

Le Hakem de Moudjéria: les autorités vont réhabiliter les barrages pour éviter que la campagne agricole ne soit compromise

Suite à la destruction, à large échelle, des barrages de l’Aftout, région jadis appelé grainier du pays, les paysans ne cachent pas leur inquiétude de voir la campagne agricole compromise, après ces pluies abondantes.
Dans ce cadre, le hakem de Moudjéria, M. Mohamed El Moustapha Ould Sidigh a déclaré à une équipe de l’AMI que les pouvoirs publics procéderont, selon les moyens disponibles à la réhabilitation des barrages et digues de la zone pour permettre leur exploitation au cours de l’actuelle campagne agricole.
Le hakem a expliqué l’ampleur de dégâts par la destruction de certains barrages de la région du Brakna ce qui a entraîné l’acroissement des quantités d’eau déversées dans les localités de Siyassa, Likraéé et Achram.
Il a en outre précisé que Likraé a été alimenté par des eaux venant des montagnes et cuvettes du Tagant, précisant que son ouverture devant le trafic routier pourrait durer encore quelques jours.
Se félicitant de l’absence des pertes humaines, le hakem a attribué, en partie, la responsabilité, en ce qui concerne la destruction des maisons, aux populations qui construisent, dans certains cas, dans des zones habituellement menacées de ruissellement des eaux.
Il estimé que la situation est globalement maitrisable, à condition que les pluies ne se renouvellent pas. En cas de nouvelles précipitations ces jours-ci, la situation se compliquera de façon significative, précise-t-il.
Réagissant aux commentaires critiquant l’intervention de l’Etat, le hakem a précisé que les autorités ont visité toutes les localités sinistrées pour recenser les dégâts, ajoutant qu’ une assistance alimentaire sera attribuée aux victimes prochainement. Pendant ce temps, de longues files de véhicule de tous types attendent sur les ponts de Siyassa et Likraéé pour être remorquées par des jeunes de ces localités, moyennant une somme allant de 4 à 7000 ouguiyqs, suivant le poids du véhicule et la montée des eaux. Grâce à cette activité, ces jeunes gagnent un un revenu appréciable, comme quoi le malheur des uns fait le bonheur des autres.
Les quantités des marchandises, au départ très réduites dans les boutiques de la localité, ont été épuisées dès les premières heures et les passagers, déjà, ne menagent aucun effort pour avoir de petits paquets de biscuits. Les plus nantis, eux, achètent leur mouton et préparent leur cuisine.

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