L'AMI

Organisation d’une session de formation au profit des parlementaires sur le Droit International Humanitaire (DIH)

Les activités d’une session de formation sur les modalités d’application du Droit International Humanitaire (DIH), organisées au profit de 30 députés de l’Assemblée nationale ont été ouverts mardi à Nouakchott.

La session assurée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), vise à former les parlementaires et à avoir avec eux des échanges sur ledit droit.

Les événements douloureux enregistrés dans les zones des conflit armés sont absolument inadmissibles, a indiqué à cette occasion, le premier vice-président de l’Assemblée nationale M. Ahmadi Ould Hamadi, affirmant que ces violations graves des valeurs humanitaires universelles appellent la communauté internationale à entreprendre la riposte appropriée, à travers le soutien de la ratification des pays du monde des Conventions de Genève de 1949, de leurs protocoles additionnels de 1977 et des Conventions de 1954 et 1980 relatifs à l’interdiction ou la restriction de l’utilisation de certaines armes conventionnelles précises et la protection des biens culturels et des autres conventions, chartes et pactes réglementant le droit international humanitaire.

« Le rôle central des parlementaires fait partie des efforts visant à atteindre ces objectifs, puisque les députés constituent l’autorité qui ratifie les accords, promulgue les lois, contrôle l’action du gouvernement, surveille les budgets et détient la capacité d’influencer l’opinion publique en tant que représentants du peuple, surtout à la lumière du climat de renforcement du rôle des institutions constitutionnelles conformément au programme de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohammed Cheikh El Ghazouani », a-t-il dit.

« Ces pas doivent être soutenus par des efforts énergiques, afin d’harmoniser les législations nationales des pays qui ont le droit de réserve sur certaines dispositions des conventions avec celles du droit international humanitaire », a-t-il conclu.

La Mauritanie est considérée comme une partie prenante politique aux Conventions de Genève depuis 1962, a affirmé à son tour, la présidente de la délégation du CICR en Mauritanie, Mme Daphné Maret, qualifiant le le rôle des partenaires de décisif pour garantir la ratification des conventions mentionnées par la Mauritanie et pour la protection de la dignité humaine à travers la mise en œuvre de ces conventions.

Abordant la session proprement dite, elle a inscrit l’organisation de cette dernière dans le cadre des diverses initiatives visant à aider les organisations mauritaniennes dans le domaine des réactualisations juridiques.

Cette rencontre constituera une occasion pour débattre de nombreuses questions spécifiques afin de protéger les efforts déployés par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge dans la promotion des conventions relatives aux armes conventionnelles, a-t-elle conclu.

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