La ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Marieme Bekaye a participé dimanche matin à un évènement de haut niveau sur la lutte contre la déforestation qui a regroupé les représentants des différentes parties prenantes, à savoir, Etats, secteur privé, société civile organisée et peuples autochtones.
Cet événement, animé par la Secrétaire d’Etat Française chargée de la Biodiversité Mme Bérengère ABBA, a porté d’une part sur les enjeux liés à la déforestation dans le monde et sur la future législation européenne en matière de lutte contre la déforestation attendue d’ici décembre 2021, d’autre part.
Lors de ce débat, les participants ont souligné l’importance de promouvoir une agriculture durable pour les ressources forestières considérant que le maintien de la biodiversité́ est un facteur clé pour la sécurité alimentaire et la réalisation de nombreux Objectifs de Développement Durable. Les forêts sont un bien commun qui contribuent aussi à la régulation du cycle de l’eau et de l’équilibre climatique. Des recommandations ont été faites pour la mise en place d’une règlementation plus contraignante, une augmentation des investissements en matière de restauration des forêts et des écosystèmes ainsi que le renforcement des synergies d’actions sectorielles et une mobilisation collective des acteurs, y compris les acteurs territoriaux. Il a été en outre rappelé que la déforestation est une violation des droits humains.
La Mauritanie, à l’instar de nombreux pays, fait face à une déforestation importante liée principalement à l’exploitation illégale des ressources forestières et aux pratiques agricoles non durables. Le Ministère de l’environnement travaille actuellement à la révision du Code forestier, à la définition des lignes directrices pour promouvoir l’agroécologie et à l’accroissement du taux de restauration des forêts à travers son programme de restauration et de gestion durable des ressources forestières qui vise à restaurer 3000 ha par an et à promouvoir les filières d’exploitation des produits forestiers non ligneux. Ce programme fait partie intégrante du Programme prioritaire élargi du Président de la République (ProPEP).
La Mauritanie a aussi inscrit la lutte contre la déforestation dans sa politique climatique et sa stratégie biodiversité et contribue ainsi aux efforts mondiaux.