Le Port de la baie du repos plus connu sous la dénomination de ”port de pêche artisanale” de la ville de Nouadhibou, connait un déploiement sans précédent de métiers, ateliers et activités diverses associés au secteur de la pêche artisanale et côtière.
Ici, la fabrication d’équipements, de machines et de fournitures qui sont utilisés dans la pêche, se le disputent avec la fabrication de filets, de vêtements de marin, de cordes, de réparation de navires et d’autres activités liées à ce secteur vital, qui est le cœur battant de l’économie nationale en général et de Nouadhibou en particulier.
On estime que plus de 40 000 pêcheurs se rendent au port de pêche artisanale chaque année, qui aligne, à sa plage, quelque 5 300 embarcations. Les activités menées dans la zone portuaire offrent de nombreuses opportunités d’emploi aux jeunes chômeurs, et elles génèrent également des revenus importants pour leurs propriétaires malgré la baisse de ces revenus due à la pandémie Covid-19 et ses effets négatifs, selon les avis des personnes interrogées par le reporter de l’AMI sur place. Dans ce contexte, M. Abdallah Ould M’Bareck, propriétaire d’un atelier de fabrication d’équipements pour la pêche au poulpe, qui est devenu un rival des anciens, a expliqué que les ateliers opérant dans ce domaine ont considérablement augmenté du fait de la hausse de la demande des armateurs.
Il a ajouté que ces ateliers, qui sont classés en trois catégories (grande, moyenne et petite), emploient plusieurs travailleurs dont le nombre varie selon le type d’atelier, ce qui a contribué à créer un revenu permanent pour un groupe important d’entre eux dont certains n’ont pas eu la possibilité de terminer leurs études.
Pour sa part, M. Ould M’Bareck, propriétaire d’un autre atelier, a abordé les effets de la migration de nombreux travailleurs vers les sites d’orpaillage. Un tel état de fait a contribué au déclin des activités de pêche ; affecté négativement les revenus des travailleurs et réduit les opportunités d’en tirer avantage.
Pour sa part, El Kory Ould Mohamed Abdallahi, propriétaire d’un magasin de vêtements pour marins, estime que la relance de la vente d’équipements et de machines de pêche est liée à l’intensité des activités de pêche, notamment pendant les saisons de reprise des activités.
Quant à M. Ahmed Vall Ould Dine, vendeur de fournitures de pêche, il estime que ce marché situé à proximité du port, et disposant de nombreux commerces et ateliers orientées vers les activités de pêche maritime, a constitué une aubaine pour des centaines de citoyens avant l’apparition de la pandémie Covid-19. Aujourd’hui, malheureusement elle connait une récession en raison de l’impact des mesures de précaution, dont la principale est le couvre-feu. Entre ces deux phénomènes, le port de pêche artisanal de Nouadhibou, reste un vaste champ d’activités diverses et un témoignage vivant d’une longue fidélité des habitants de Nouadhibou avec la mer.