Ouverture d’un atelier de concertation entre les différents acteurs et partenaires sur la gestion de la bande côtière en Mauritanie
Les travaux d’un atelier national sur
la création d’une plateforme de concertation avec les milieux
intervenant dans le domaine de la gestion de la mer et du bandeau
côtier en Mauritanie ont débuté mardi à Nouakchott.
Organisé par le ministère de l’environnement et du développement
durable en collaboration avec l’Agence allemande de coopération
technique internationale (GIZ), l’organisme international pour
l’environnement et d’autres institutions internationales et régionales
actives dans le domaine de la préservation de l’environnement
maritime, l’atelier qui dure une seule journée vise à mettre en place
une plateforme de concertation et d’échange de vues sur la
problématique de la gestion en matière d’environnement maritime tout
en évitant que les ressources naturelles maritimes soient affectées
par les défis environnementaux qui doivent être pris en compte grâce à
une concertation constructives entre les différents acteurs en vue
d’une exploitation équilibrée et rationnelle permettant la durabilité
de la biodiversité dans cet espace vulnérable.
Dans un mot prononcé pour la circonstance, Dr Abakr Ould Emanatoullah,
chargé de mission au cabinet du ministre de l’environnement et du
développement durable, a indiqué que les ressources naturelles
maritimes et côtières occupent la première place dans le domaine du
développement en Mauritanie, qu’il s’agisse des ressources
renouvelables ou minières dont l’exploitation a connu une grande
accélération au cours des dernières années, créant ainsi plusieurs
défis environnementaux.
Il a ajouté que l’espace de la mer et de la bande côtière est
considéré comme zone de développement par excellence malgré le fait
qu’il est mal connu et qu’il est vulnérable, ce qui, a-t-il dit, exige
de ses utilisateurs de suivre des politiques publiques orientées vers
le développement durable.
Pour sa part, le coordinateur du projet de gestion des ressources
naturelles et de changement climatique dans les zones côtières à la
GIZ, M. Herman, s’est dit heureux de voir tous les milieux intervenant
dans le domaine de la mer et de la bande côtière se réunir autour
d’une même table pour discuter les mesures permettant une gestion
rigoureuse de cet important domaine de développement en Mauritanie.
Il a ajouté que ce domaine connait plusieurs activités extractives et
des industries de transformation, ce qui exige désormais des milieux
concernés (pouvoirs publics, organisations non gouvernementales,
partenaires techniques et financiers) de prendre les mesures de nature
à protéger la biodiversité en particulier et les systèmes
environnementaux en général.
Dans une déclaration à l’AMI, Mme Meimouna Mint Saleck, présidente de
l’organisation non gouvernementale « diversité biologique et
culturelle » a indiqué que cet atelier a été d’une grande réussite, eu
égard au niveau de la représentation (directions techniques,
institutions spécialisées, société civile, instituts de recherche), ce
qui, a-t-elle dit, montre la prise de conscience grandissante et
l’intérêt accordé à la préservation du patrimoine matin.