Wilaya touristique par excellence, eu égard à ses beaux paysages, ses oasis, son relief escarpé, l’Adrar est une destination mauritanienne privilégiée des vacanciers européens et autres.
L’Adrar, c’est aussi les cités historiques d’Ouadane (536 Hégire), Chinguitty et Azougui où se trouve la tombe de Limam Hadrami (Abou Bekr Mohamed Ben Hacen El Mouradi Ghahtani, mort en 489 de l’Hégire) ; également juge et Moufti de l’empire des Almoravides qui avaient ouvert Bilad Chinguit au 5e siècle de l’Hégire.
L’Adrar c’est par ailleurs un trésor de bibliothèques séculaires garnies de manuscrits islamiques et arabes datant de très longtemps.
L’activité dominante pratiquée y est l’agriculture, notamment la culture sous- palmier qui fait de cette wilaya la première en termes d’oasis et de qualité des dattes dans le pays.
L’Adrar renferme aussi une richesse animale non négligeable.
Au plan des projets, l’Adrar a bénéficié lui aussi de la grande attention des Pouvoirs Publics, avec la réalisation de plusieurs infrastructures, en particulier dans les domaines des réseaux routiers, de l’électricité, de l’eau et de l’assainissement ; qui se sont tous répercutés positivement sur le train de vie des habitants de la wilaya.
La wilaya est dotée sur le plan pédagogique de 4 inspections départementales et de 141 écoles primaires dont 32 établissements entièrement équipés.
Au plan sanitaire, le personnel médical de la wilaya fort de 170 éléments de spécialités diverses, réparti sur deux hôpitaux régionaux, 5 centres et 30 postes de santé, a considérablement amélioré le taux de couverture sanitaire régional estimé à 70%.
L’hôpital régional doté d’un laboratoire et d’une pharmacie a été récemment équipé et élargi pour englober des pavillons réservés aux services d’urgence, aux opérations chirurgicales, à la médecine interne, l’obstétrique, la gynécologie, la pédiatrie, l’ophtalmologie et les soins dentaires.
Au plan oasien, le Programme de Développement Durable des Oasis (PDDO) au niveau de l’Adrar, relevant du ministère de l’agriculture contribue efficacement, à travers ses multiples actions, dans la lutte contre la pauvreté dans les zones rurales ainsi qu’à hisser le niveau de vie des citoyens, à travers le financement d’Activités Génératrices de Revenus (AGR), la construction de barrages et la réalisation de forages au profit des oasiens.
Le PDDO a construit par ailleurs deux grands barrages et 11 digues et équipé des dizaines de forages artésiens, dont certains sont destinés à l’alimentation en eau potable alors que d’autres sont exclusifs à l’irrigation. 26 autres forages équipés de pompes ont été aussi réalisés au profit des coopératives et 25 oasis ont bénéficié de la clôture en grillage de 182 km.
La Caisse d’Epargne et de Crédit a financé, quant à elle, à ce jour 584 projets au niveau de l’Adrar, essentiellement dans les secteurs agricole, du bâtiments, du commerce, de l’élevage, de l’industrie, des services, du tourisme et des transports.
Au plan hydraulique, la Société Nationale des Eaux (SNDE) travaille sans relâche au niveau de toute la wilaya, afin d’assurer l’accès des habitants à l’eau potable y compris dans les localités à faible potentiel hydrique.
La société a supervisé dans ce cadre la réalisation du projet d’alimentation en eau potable de la ville d’Atar ; qui augmentera la production d’eau de la ville, pour atteindre 4.100 m3, soit le rêve tant espéré concrétisé pour la capitale de l’Adrar de tourner définitivement la page de la soif endurée au cours des années passées.
D’une superficie de 23 348 km2, la wilaya de l’Adrar comprend 4 moughataas, en l’occurrence Atar, Chinguitty, Ouadane et Aoujeft. La wilaya compte aussi deux arrondissements administratifs et 11 communes.