L’assemblée nationale adopte le projet de loi de réhabilitation et de développement de l’usine de Guelb I
L’Assemblée nationale a adopté, au cours d’une plénière, tenue lundi, sous la présidence de M. El Khalil Ould Tiyeb, son premier Vice-président, le projet de loi relatif, à la convention de réhabilitation et de développement de l’usine du Guelb I, signée le 18 avril, 2017 à Rabat, au Royaume du Maroc, entre la République Islamique de Mauritanie et le Fonds Arabe pour le Développement Economique et Social (FADES).
Le ministre de l’économie et des finances, M. Moctar Ould Diay, a rappelé dans son exposé fait pour la circonstance devant les députés, la grande attention accordée au secteur minier au cours des dernières années, consacrée à travers d’importantes réalisations faites dans le nouveau gisement, ayant conduit au doublement de la production annuelle, qui a atteint son pic en 2015, avec 13,6 millions de tonnes.
« Ces améliorations se poursuivront à travers l’augmentation, l’évaluation et la diversification de la production nationale de fer par la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM) » a-t-il dit.
« Le présent projet s’inscrit dans ce cadre, puisqu’il vise le prolongement de la durée d’exploitation de l’usine de fer Guelb I, d’augmenter sa compétitivité sur les marchés mondiaux, en remplaçant les anciens équipements de concassage et de broyage existants par d’autres, plus sophistiqués, plus efficaces et moins polluants, renforçant ainsi la crédibilité du gisement et réduisant les coûts de production », a-t-il ajouté.
« Le projet comporte plusieurs volets, relatifs à la réhabilitation de l’usine et des deux groupes électrogènes diesel, en plus de l’organisation d’études et de la supervision technique de la mise en œuvre », a-t-il poursuivi.
Le ministre a mis également en exergue, la place de choix occupée par la SNIM, dans l’économie nationale, soulignant que sa gestion est assurée suivant les normes internationales ; d’où son obtention de certificats décernés par des organismes internationaux spécialisés.
Les députés ont rappelé, dans leurs interventions, le rôle prépondérant joué par la SNIM dans l’économie nationale, appelant à la préserver et à la pourvoir de tous les moyens nécessaires, contribuant à hisser sa production et à baisser ses charges.
La convention renforcera ce rôle de la SNIM, en sa qualité de levier de l’économie nationale et de pôle de développement de grande importance pour la stabilité du pays, ont-ils dit.
Les députés se sont par ailleurs interrogés sur les raisons de l’incapacité de la société d’autofinancer ses projets essentiels, surtout qu’elle a engrangé des rendements financiers considérables, pendant de longues années, consécutifs à la hausse du prix du fer brut exporté.
Ils ont demandé enfin d’accorder l’attention nécessaire à l’amélioration du climat des affaires de cette société et d’observer une gestion rigoureuse de ses ressources, s’inspirant de plans stratégiques garantissant son développement et sa continuité insistant sur l’attention qu’il convient de donner à l’amélioration des travailleurs qui constituent un capital précieux pour cette entreprise.