Les travaux de l’atelier de formation des magistrats, avocats et assesseurs des tribunaux de travail sur les normes fondamentales du travail ont pris cet après midi à Nouakchott. L’objectif visé à travers l’organisation de ce séminaire était de contribuer à la vulgarisation des principes véhiculés par les textes mauritaniens ainsi que par les conventions internationales auxquelles le pays a souscrit.
Clôturant les travaux, le directeur du travail, M. El Bekaye Ould Abdel Kader a tout d’abord remercié les participants pour les efforts déployés pendant les deux jours qu’a duré l’atelier. Il a aussi assuré que le ministère de l’Emploi, de l’Insertion et de la Formation professionnelle a pris acte des suggestions et recommandations sanctionnant les travaux du séminaire et en tiendra compte dans l’élaboration de la politique de travail en perspective.
Les débats avaient surtout tourné autour du concept de discrimination défini par la convention internationale du travail N° 111 comme toute distinction, exclusion ou préférence fondées sur la race, la couleur, le sexe, la religion, l’opinion politique, l’ascendance nationale ou l’origine sociale.
Le travail des mineurs avait aussi fait l’objet d’échanges quelques fois contradictoires étant donné que chaque pays peut avoir ses formes spécifiques de travaux d’enfants jugés dangereux pour leur santé. Il appartient donc à l’Etat mauritanien de lister les travaux d’enfants pouvant porter préjudice à la santé de l’enfant mauritanien. Seulement, selon certains participants la liste dressée date de très longtemps et devrait en conséquence être réactualisée.
Pour sa part, Ismaël Ould Medani, secrétaire général de la Fédération des Bâtiments et Travaux publics, a estimé que cet atelier a été riche en enseignements, surtout qu’il traite de sujets sociaux dont le règlement engendre la stabilité sociopolitique. Il a, en outre, appelé l’Etat à multiplier de telles rencontres bénéfiques aux employeurs et acteurs sociaux.