La Commission régionale chargée de la sensibilisation sur la loi incriminant l’esclavage a tenu un meeting à Magta Lahjar au cours duquel ses membres ont expliqué la teneur de ladite loi. Ainsi, le président de la Commission, le magistrat et conseiller à la Cour suprême Ahmed yero Kide a indiqué que la liberté et l’égalité ne peuvent être garanties que dans une société consacrant la primauté de la loi.
De son côté, le cheikh Mohamed Fadel Ould Mohamed Lemine a assuré que l’Islam n’a pas apporté l’esclavage mais qu’il l’a trouvé devant lui avant d’adopter une méthodologie claire permettant de l’endiguer.
Pour sa part, le représentant de la Commission nationale des droits de l’homme a précisé que l’esclavage est devenu un problème de plus en plus grave dans les différentes sociétés humaines à cause de "conditions économiques et sociales bien connues".
Quant au président de l’ONG SOS Esclaves, il a considéré que la disparition de l’esclavage est une fatalité historique, relevant que l’éradication de ce phénomène ne doit pas constituer une rupture des relations sociales entre les "maîtres et les esclaves".