"Notre session extraordinaire actuelle se tient à un moment où la situation nationale, arabe africaine et internationale appelle plus que jamais à la réflexion et à la prise des décisions que dictent les exigences de l’étape". C’est ainsi que M. Messaoud Ould Boulkheir, président de l’Assemblée nationale s’est adressé aux députés à l’ouverture de la première session extraordinaire du parlement pour l’année 2008 ce dimanche dans les locaux de cette chambre à Nouakchott.
Parlant de la situation en Mauritanie, le président de l’Assemblée nationale a relevé que "les attaques contre les touristes français et contre le poste d’El Ghallaouiya doivent nous amener à nous dresser comme un seul homme, pour faire face au terrorisme et à oeuvrer au même moment, à éradiquer toutes les causes de ce phénomène ainsi d’ailleurs que toutes les autres formes d’extrémisme.
Pour cela, dit M. Messaoud Ould Boulkheir, nous devrons préserver la dignité de l’homme et son droit à la liberté, à la justice sociale, à l’égalité et à une vie décente dans un contexte de démocratie véritable et nous inspirer de l’esprit de l’Islam qui est aux antipodes de la violence et de l’extrémisme.
Abordant la question des réfugiés, M. Ould Boulkheir a profité de l’occasion pour "souhaiter la bienvenue aux 1ers contingents de nos frères déportés et a appelé l’ensemble des mauritaniens à rendre favorables les conditions de leur insertion".
En ce qui concerne la loi incriminant l’esclavage, il a appelé les responsables de ce dossier à mettre en oeuvre, en plus de la sensibilisation, des actions concrètes pour que l’opinion puisse en prendre acte.
S’agissant de la situation en Palestine occupée, le président de l’assemblée nationale a indiqué que le sang palestinien ne cesse de couler au vu et au su de tout le monde et que Gaza est endolorie par les massacres de ses fils et par le bouclage, ce qui requiert, dit-il, des députés et du peuple mauritanien, de demander au gouvernement de revoir les relations honteuses avec une entité qui tue nos frères, qui occupe leurs terres et les maintient sous le bouclage.
Au niveau africain, M. Ould Boulkheir a regretté la situation explosive au Kenya et demandé de faire prévaloir la raison pour éviter le bourbier des dérapages.
Au niveau international il a appelé à construire un monde multipolaire sans guerre, engagé dans la paix, un monde plus juste, plus équitable dans les relations entre le nord sur-engraissé et le sud affamé.
La séance d’ouverture s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, d’autres invités en plus d’un public nombreux.