Le sénat a adopté lundi au cours d’une séance plénière organisée sous la présidence de M. Ba El Hadj Abdoul, son vice-président, trois projets de loi sur l’énergie.
Le premier projet de loi autorise la ratification de la convention de crédit signée le 11 octobre 2014 à Washington entre le gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et le Fonds de l’OPEP pour le Développement international (OFID), destiné au financement du projet de centre national de contrôle de l’électricité.
Le second projet de loi autorise la ratification de la convention de crédit signée le 26 mai 2014 à Abu-Dhabi entre le gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et le Fonds d’Abu-Dhabi de Développement (FADEA), destiné au financement du projet de centrales éoliennes.
Le dernier projet de loi autorise la ratification de la convention de crédit signée le 24 juin 2014 à Djeddah entre le gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et le Fonds Arabe pour le Développement Economique et Social (FADES), destiné au financement de la construction d’une centrale photovoltaïque à Nouakchott et de développement du système d’électrification.
Le gouvernement a été représenté à cette séance par le ministre du pétrole, de l’énergie et des mines M. Mohamed Ould Khouna, qui a présenté un exposé sur ces projets de loi.
Il a indiqué à ce propos que le premier projet de loi s’inscrit dans le cadre de la politique énergétique du gouvernement et satisfait une recommandation formulée par le sénat au cours de l’une des sessions passées, soulignant qu’il a pour objectif aussi d’améliorer les conditions socioéconomiques du pays en augmentant l’accès à l’électricité au profit des populations dans tout le pays. Le présent projet comprend la construction et l’équipement d’un centre national de contrôle de l’électricité à Nouakchott y compris les travaux de génie civil, les équipements, la formation et la supervision.
Le présent financement porte sur un prêt octroyé par l’OPEP, d’un montant de dix millions dollars américains soit l’équivalent d’environ trois milliards d’ ouguiyas, remboursables sur une période de 20 ans dont un délai de grâce de cinq ans, assorti d’un taux d’intérêt de 1,75% par an sur les montants du prêt décaissés et non remboursés.
Evoquant le second projet de loi, le ministre a indiqué que le gouvernement envisage de promouvoir l’utilisation des énergies alternatives et renouvelables par l’exploitation de l’immense potentiel que recèle le pays en énergie solaire et éolienne, précisant que ce projet de loi s’inscrit dans le cadre de la contribution à la protection de l’environnement et à la réduction de l’émission des gaz carboniques ainsi que pour créer des opportunités d’emploi, soulignant qu’il vise par ailleurs à fournir l’électricité propre à travers le financement du projet de centrales éoliennes qui disposera d’environ 270 kilowatts d’énergie éolienne pour approvisionner des localités côtières (Lemsid- Mheyjratt – Ballewakh-Loyber) étant entendu que chaque localité sera dotée d’une station indépendante, financé grâce à un crédit de 1,5 milliards ouguiyas remboursable sur une période de 20 ans dont un différé de 5 ans avec un taux d’intérêt de 1,5% par an sur le principal du prêt décaissé et non remboursé.
Le ministre a indiqué à propos du troisième et dernier projet de loi qu’il vise la satisfaction de la demande croissante d’électricité dans la ville de Nouakchott et ses environs sans l’utilisation des carburants fossiles, le contrôle du réseau électrique et l’alimentation en électricité d’un certain nombre de villes et de villages dans les régions de l’Est du pays.
Le présent financement porte sur un prêt de 32 milliards environ remboursable sur une période de 26 ans dont un délai de grâce de 7 ans assorti d’un taux d’intérêt de 2,5% par an sur les montants du principal du prêt décaissés et non remboursés.
Le ministre a répondu aux questions des sénateurs qui ont loué dans leurs interventions les avantages de ces projets de loi.