L’Assemblée Nationale adopte le projet de loi sur l’extension de la protection sanitaire dans les zones rurales
L’Assemblée Nationaloe a adopté, jeudi, à Nouakchott, au cours d’une séance plénière tenue sous la présidence de son vice-président, M. Ahmedou Ould Hamoud, un projet de loi autorisant la ratification de deux conventions de crédit et d’Istisnaa signées le 9 février 2013 à Djeddah entre le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et la Banque Islamique de Développement (BID), destinées au financement du projet d’appui à l’extension de la protection sanitaire dans les zones rurales mauritaniennes.
Les députés présents ont exprimé leur satisfaction par rapport à ce projet et recommandé la nécessité d’un contrôle ferme aussi bien au niveau de l’exécution qu’à celui des délais impartis ou des normes de qualité.
Dans ses réponses aux interventions des députés, M. Ahmedou Ould Haddemine Ould Jelvoune, ministre de la santé a indiqué que le projet s’inscrit dans le cadre des efforts du Gouvernement visant à accélérer le rythme de l’action menée pour atteindre les objectifs du millénaire de développement 4 et 5 relatifs à la réduction de la mortalité maternelle et infantile à l’horizon 2015.
Il a ajouté que le projet qui va intervenir dans plusieurs wilayas du pays permettra au département de la santé d’élever le niveau de la couverture sanitaire de 46% à 60% environ.
Il a en outre précisé que le projet permettra la construction de 4 postes de santé améliorés de catégorie A où peuvent se dérouler des opérations chirurgicales et deux postes de transfusion sanguine, l’un à Néma et l’autre à Kiffa.
Il comprend aussi une composante formation et une autre destinée à la mobilisation et à la sensibilisation des masses.
Le financement du projet a été mobilisé grâce à un prêt octroyé par la Banque Islamique de Développement (BID) composé de deux parties. La première a trait à un prêt ordinaire d’un montant de 1,488 milliards d’ouguiyas remboursable sur une période de 25 ans dont 7 ans de différé et la seconde à un prêt “Istisnaa” d’un montant de 3,257 milliards d’ouguiyas remboursable sur une période de 10 ans après un différé de 4 ans.