Le secrétaire général du ministère de la santé, Dr Moctar Ould Handé, a supervisé mercredi à l’hôpital de la mère et de l’enfant à Nouakchott, la cérémonie commémorative de la journée internationale pour l’élimination des fistules obstétricales, organisée par son département en collaboration avec l’UNFPA.
Cette journée vient en appui au plaidoyer en faveur du traitement et de la prévention des fistules obstétricales ainsi que leur prise en charge, en plus d’une prise de conscience des risques de cette maladie à tous les niveaux.
” La santé occupe une place prioritaire dans les préoccupations quotidiennes de nos citoyens. Pour cette raison, elle constitue une priorité absolue pour les pouvoirs publics, ” a dit le secrétaire général dans son mot d’ouverture.
Il a ajouté que les fistules obstétricales font parties des pathologies qui provoquent le plus de handicaps chez la femme et la fille, en raison de la gestation prolongée ou de l’accouchement difficile sans assistance médicale ” d’où des souffrance au cours de la période de la quarantaine qui pourrait parfois conduire à l’exclusion de la femme de son environnement social ,” a-t-il dit.
Ould Handé a précisé également que dans ce cadre, la stratégie nationale pour le développement sanitaire contribuera à créer un climat propice à l’élimination des fistules obstétricales ainsi qu’à augmenter et à assurer les soins de maternité pour permettre de réduire ces pathologies ainsi que pour redynamiser les centres de prise en charge médicale et chirurgicale sur toute l’étendue du territoire national en plus de leur équipement.
” Cette stratégie jouera aussi un rôle dans la mobilisation et la sensibilisation sur les facteurs à risques des fistules obstétricales comme le mariage et la grossesse prématurés, l’accouchement à domicile, la gestation prolongée, l’accouchement difficile avec l’amélioration des fonctions sanitaires de dépistage précoce et l’orientation des patientes vers les centres de prise en charge appropriés, ” a-t-il ajouté.
Prenant à son tour la parole, le secrétaire général adjoint de l’organisation des Nations Unies et directeur exécutif du UNFPA Dr Babatunde Osotimehin, a indiqué dans son intervention que le Fonds et l’OMS estiment la prévalence des femmes souffrant de ce mal à 2 millions de par le monde dont une bonne partie au sud du Sahara où l’incidence (nouveaux cas) actuelle semble de 50.000 à 100.000 cas par an, soulignant que leur fréquence restera encore élevée compte tenu de la faible couverture sanitaire des pays sous médicalisés.
” Pour célébrer le 10ième anniversaire du lancement de la campagne, il a été institué par les Nations Unies une journée internationale pour en finir avec les fistules obstétricales ” a-t-il rappelé, précisant que pour faire face à ce fléau qui est un problème majeur, le UNFPA en collaboration avec ses partenaires ont lancé en 2013 une campagne mondiale pour éliminer les fistules dans le but de rendre la fistule obstétricale aussi rare dans les pays en développement, soulignant que cette campagne s’articule autour de 3 axes dont la prévention, la prise en charge chirurgicale et la réinsertion.
Notons par ailleurs qu’un accord d’appui à l’initiative d’élimination des fistules obstétricales a été signé au cours de cette journée internationale entre le ministère de la santé, les départements concernés, les partenaires et les Ongs actives dans le domaine.
Les participants ont suivi également un documentaire présentant l’expérience mauritanienne dans le domaine de l’élimination des fistules obstétricales.