L'AMI

Organisation d’un atelier de formation sur le système d’alerte précoce agricole et hydrologique basé sur les technologies de l’intelligence artificielle

Nouakchott

L’Office national de la météorologie a organisé, ce mardi à Nouakchott, un atelier de formation au profit des responsables régionaux et des cadres de l’Office, consacré au système d’alerte précoce agricole, hydrologique et météorologique basé sur les technologies de l’intelligence artificielle, à travers l’utilisation de la plateforme AGRIFEMIA. Cette initiative vise à renforcer les capacités nationales dans le domaine de la prévision des risques climatiques et à réduire leurs impacts sur les secteurs vitaux, notamment l’agriculture et les ressources en eau.

D’une durée de deux jours, cet atelier vise à permettre aux cadres et acteurs régionaux de l’Office d’utiliser les technologies de l’intelligence artificielle dans le traitement et l’analyse des données météorologiques, ainsi que d’exploiter la plateforme AGRIFEMIA pour développer les services d’alerte précoce et appuyer le processus de prise de décision. Il vise également à améliorer les mécanismes de surveillance, de prévision et de communication concernant les risques, contribuant ainsi à protéger les populations et les biens et à renforcer la capacité d’adaptation aux changements climatiques.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, le conseiller technique chargé de la météorologie et des impacts sociaux et environnementaux des projets d’infrastructures et de transport au ministère de l’Équipement et des Transports, M. Mohamed El Mokhtar Guewad Ahmed Benane, a souligné que la Mauritanie est particulièrement exposée aux effets du changement climatique en raison de sa position géographique et de la forte dépendance de son économie à l’égard des activités liées aux conditions météorologiques et au climat.

Il a indiqué que le développement et l’utilisation de systèmes efficaces d’alerte précoce constituent un levier essentiel pour anticiper les risques, améliorer la prise de décision et renforcer la résilience des populations ainsi que des secteurs sociaux et économiques face aux phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, notamment ceux affectant les secteurs agricole et pastoral.

Il a expliqué que l’intégration des technologies de l’intelligence artificielle dans les systèmes d’alerte précoce ouvre de nouvelles perspectives pour l’analyse des données, l’amélioration des prévisions et la détection précoce des risques, soulignant que l’outil AGRIFEMIA représente une opportunité importante pour renforcer les capacités nationales et améliorer la disponibilité des informations nécessaires à la prise de décision dans les domaines agricole et pastoral.

Il a appelé les participants à tirer pleinement profit de cette formation, à échanger leurs expériences et à formuler des recommandations pratiques susceptibles de contribuer au développement du système d’alerte précoce agricole, climatique et météorologique en Mauritanie. Il a également exprimé ses remerciements au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ainsi qu’à l’ensemble des partenaires pour leur soutien continu au secteur.

De son côté, le directeur général adjoint de l’Office national de la météorologie, M. Coulibaly Hamidoun, a souligné que cet atelier revêt une importance particulière au regard des défis climatiques auxquels sont confrontés la Mauritanie et la région du Sahel. Il a affirmé que le renforcement des systèmes de surveillance, d’analyse et d’alerte précoce est devenu une nécessité pour protéger les populations et leurs moyens de subsistance, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, des ressources en eau et de la sécurité alimentaire.

Il a ajouté que l’intégration des technologies de l’intelligence artificielle dans le système d’alerte précoce permettra une meilleure exploitation des données, une accélération de l’analyse des phénomènes climatiques complexes et une amélioration de la capacité à anticiper les risques et à identifier les zones et les populations les plus exposées. Il a souligné que la technologie n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’améliorer la prise de décision, de réduire les délais d’alerte et de limiter les effets des risques climatiques.

Il a appelé à renforcer la coopération entre les institutions nationales et les partenaires techniques, ainsi qu’à développer les compétences locales afin de garantir la durabilité et l’efficacité de ces systèmes.

Pour sa part, la représentante résidente adjointe du Programme des Nations unies pour le développement en Mauritanie, Mme Hyewon Jung, a indiqué que la Mauritanie est confrontée à des risques climatiques et environnementaux croissants, notamment la sécheresse, les inondations, les vagues de chaleur et la dégradation des ressources naturelles, qui affectent directement les populations, leurs moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et les économies locales.

Elle a expliqué que le système d’alerte précoce agricole, hydrologique et météorologique basé sur les technologies de l’intelligence artificielle et l’outil « Agrifenia » constitue un levier important pour renforcer la résilience face aux risques climatiques, en améliorant l’anticipation des dangers et en transformant les informations en mesures précoces contribuant à protéger les vies et les moyens de subsistance et à réduire les pertes économiques.

Elle a salué, à cet égard, l’engagement du gouvernement mauritanien, de l’Office national de la météorologie, des autorités locales et des partenaires dans ce domaine.

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More