L'AMI

Le ministère de l’Environnement lance le processus de mise en œuvre de la Charte nationale pour une gestion environnementale dans l’administration publique

Nouakchott

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a organisé, ce jeudi à Nouakchott, une réunion de haut niveau consacrée au lancement du processus de mise en œuvre de la Charte nationale d’engagement en faveur d’une gestion environnementale dans l’administration publique, dans le cadre des efforts visant à promouvoir les pratiques respectueuses de l’environnement et à améliorer l’efficacité de l’administration dans l’utilisation des ressources.

La ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Messouda Baham Mohamed Laghdaf, a souligné que cette réunion constitue une étape importante dans la mise en œuvre des orientations du Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, visant à protéger l’environnement, à rationaliser l’utilisation des ressources et à améliorer les performances de l’appareil administratif, en coordination directe avec le Premier ministre, M. El Moctar Ould Diaye.

Elle a indiqué que la Mauritanie fait face à des défis environnementaux croissants, notamment la fragilité des écosystèmes et l’extension de la désertification, qui touche plus de 80 % du territoire national, ainsi que la pression croissante exercée sur les ressources en eau, qui demeurent limitées.

Elle a ajouté que la réponse à ces défis exige que l’État soit exemplaire dans l’adoption de comportements et de pratiques tenant compte des considérations environnementales et contribuant à la préservation des ressources naturelles.

La ministre a expliqué que la Charte repose sur deux principaux fondements : le premier est d’ordre religieux et moral, tandis que le second relève du cadre juridique et des engagements internationaux en matière de protection de l’environnement et de développement durable.

Elle a précisé que la Charte comprend un ensemble intégré d’outils pratiques destinés à aider les secrétaires généraux à assurer sa mise en œuvre au sein des départements ministériels. Ces outils comprennent sept instruments procéduraux, notamment un mécanisme d’auto-évaluation permettant de mesurer le niveau de performance environnementale de l’administration, ainsi qu’un plan d’action annuel articulé autour de quatre axes : la rationalisation de la consommation d’énergie, d’eau et de papier, ainsi que l’amélioration de la gestion des déchets de bureau.

La Charte comprend également un guide des achats écologiques, destiné à intégrer les critères environnementaux dans les marchés publics, ainsi que des modèles d’engagement individuel visant à renforcer la responsabilité environnementale des agents publics.

La ministre a par ailleurs affirmé que le département de l’Environnement et du Développement durable œuvrera à stimuler une saine concurrence entre les différents secteurs gouvernementaux, à travers la création de la « Distinction de l’administration respectueuse de l’environnement », avec des niveaux or, argent et bronze. Les secteurs les plus performants se verront décerner le « Grand Prix de l’administration écoresponsable ».

Les participants ont également suivi une présentation donnée par un expert national, portant sur les mécanismes et les outils pratiques permettant de renforcer une administration publique responsable et respectueuse de l’environnement, ainsi que d’améliorer les pratiques administratives conformément aux normes environnementales et aux exigences du développement durable.

La réunion s’est déroulée en présence de plusieurs secrétaires généraux des départements ministériels, ainsi que de responsables et de cadres concernés par les questions d’environnement, d’administration et de développement durable.

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