Un atelier consacré à la validation de la politique nationale de transfusion sanguine et à la révision des cadres législatif et réglementaire régissant ce secteur s’est ouvert, mardi à Nouakchott.
Cette rencontre vise à élaborer une politique nationale globale et moderne de transfusion sanguine, conforme aux normes internationales, garantissant l’autosuffisance en sang et en produits sanguins dérivés, tout en assurant la qualité et la sécurité du sang ainsi qu’un accès équitable aux services de transfusion pour l’ensemble des citoyens.
Intervenant à cette occasion, la secrétaire générale du ministère de la Santé, Mme El Alia Yahya Menkous, a indiqué que ce cadre de référence a pour objectif d’aligner les pratiques nationales de transfusion sanguine sur les standards internationaux en matière d’autosuffisance, d’assurance qualité et de systèmes d’hémovigilance.
Elle a ajouté que cette politique ne pourra atteindre pleinement ses objectifs sans un cadre législatif et réglementaire solide, soulignant que le second axe de l’atelier, consacré à la révision du dispositif juridique et réglementaire de la transfusion sanguine, revêt une importance stratégique. Cette révision permettra d’encadrer l’ensemble des étapes de la collecte, de la préparation, du stockage, de la distribution et de l’utilisation du sang, conformément aux exigences de sécurité et de santé publique.
La secrétaire générale a indiqué que le département compte, au cours de cette rencontre, sur les compétences et les contributions des participants pour enrichir et valider ces documents stratégiques, afin de doter la Mauritanie d’une politique nationale intégrée de transfusion sanguine et d’un cadre juridique moderne et transparent garantissant la qualité des prestations et l’équité d’accès aux services de transfusion.
Elle a remercié le comité chargé de la révision de la politique nationale de transfusion sanguine et du cadre juridique et réglementaire y afférent pour les efforts consentis, saluant également l’appui constant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans ce domaine stratégique, ainsi que le soutien de l’Agence française de développement (AFD) au ministère de la Santé pour le renforcement du système national de transfusion sanguine, sans oublier les contributions des différents partenaires techniques et financiers.
Pour sa part, la directrice du Centre national de transfusion sanguine, Mme Khadija Ba, a indiqué que cet atelier est organisé en vue de valider la politique nationale de transfusion sanguine et de réviser les textes législatifs et réglementaires y afférents, saluant l’engagement constant du Gouvernement en faveur de la modernisation du système national de santé.
Elle a précisé qu’en 2025, 33 467 unités de sang ont été collectées à l’échelle nationale, alors que le minimum recommandé par l’OMS pour couvrir les besoins de la population est d’environ 45 000 unités, soit l’équivalent de 1 % de la population mauritanienne, ajoutant que la majorité des dons de sang provient de donneurs volontaires.
Mme Khadija Ba a souligné que la disponibilité d’un sang sûr ne constitue pas uniquement un enjeu sanitaire, mais une question de sauvegarde des vies humaines. Elle a rappelé que la Mauritanie s’est engagée dans d’importantes réformes structurelles du système national de transfusion sanguine, notamment à travers le projet de construction du nouveau siège du Centre national de transfusion sanguine à Nouakchott et le renforcement du réseau des structures de transfusion dans l’ensemble des wilayas du pays.
De son côté, la représentante résidente de l’Organisation mondiale de la Santé en Mauritanie, Mme Charlotte Faty Ndiaye, a mis en exergue le rôle essentiel d’un sang sûr pour sauver la vie des mères lors des accouchements, aider les enfants à recouvrer la santé, améliorer la réponse aux situations d’urgence et préserver les familles de la perte de leurs proches faute de disponibilité du sang au moment opportun.
Elle a affirmé que l’adoption de cette politique constitue une étape majeure vers la concrétisation d’une vision ambitieuse visant à garantir à chaque personne un accès, en temps voulu, à un sang sûr et de qualité. Elle a souligné que, dans un pays aussi vaste que la Mauritanie, cet objectif revêt une importance particulière, l’accès au sang ne devant en aucun cas dépendre de la situation géographique ou du lieu de résidence.