L'AMI

Organisation de deux ateliers de formation sur la cybercriminalité et l’éthique de la profession d’avocat

Nouakchott

Ce mardi à Nouakchott, ont débuté les travaux de deux ateliers de formation simultanés, organisés par le ministère de la Justice en collaboration avec le cabinet pour la justice et de la promotion du droit – cabinet d’avocats à Paris.

Ces deux ateliers, qui s’inscrivent dans le cadre d’un programme de formation continue destiné aux juges, avocats et professionnels du secteur, visent à renforcer les capacités des acteurs du secteur de la justice.

Le premier atelier aborde le thème de la lutte contre les crimes commis en ligne contre les mineurs : le cadre juridique, la pratique judiciaire et les défis de la protection, afin de permettre aux participants de comprendre les cybercrimes ciblant les enfants, et de renforcer leurs capacités en matière d’enquête numérique et de protection des preuves électroniques, ainsi que de promouvoir les mécanismes de protection des mineurs conformément aux lois nationales et aux conventions internationales pertinentes.

Le deuxième atelier traite du rôle de l’avocat dans la justice pénale : l’éthique de la profession, les bonnes pratiques professionnelles et les approches spécifiques à la violence contre les femmes, dans le but de consolider l’éthique professionnelle chez les avocats et de développer les compétences de défense et de plaidoirie dans les affaires de justice pénale, tout en tenant compte de la spécificité des dossiers de violence basée sur le genre.

Le directeur général adjoint de l’Institut Supérieur de la Magistrature et Métiers de la Justice, M. Abou Mody Diallo, coordinateur du projet de soutien au secteur de la justice “Tamhine », a déclaré dans un discours à cette occasion que l’organisation de ces deux ateliers s’inscrit dans une série de quinze ateliers de formation supervisés par le cabinet “JRDD Avocats”, dans le cadre d’un projet de soutien au secteur de la justice financé par l’Agence française de Développement.

Il a ajouté que les thèmes choisis reflètent la volonté des autorités publiques d’adapter le système judiciaire national aux transformations sociales et technologiques, en soulignant que les cybercrimes contre les mineurs représentent un défi croissant nécessitant le développement d’outils de protection juridique et judiciaire, ainsi que le renforcement des capacités des professionnels de la justice dans ce domaine.

Il a expliqué que l’avocat reste un acteur central dans l’établissement de l’État de droit et la garantie d’un procès équitable, notamment dans les affaires liées à la violence contre les femmes, qui nécessitent une compétence professionnelle et une sensibilité particulière dans le traitement des victimes, en précisant que ces activités de formation s’inscrivent dans la mise en œuvre du plan d’action du document national de réforme et de développement de la justice issu des forums publics sur la justice, qui incarne la vision de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, visant à instaurer une justice moderne, efficace et accessible à tous.

De son côté, la représentante du cabinet « JRDD Avocats », Mme Aïcha Sy, a indiqué que les deux ateliers visent à professionnaliser la formation continue au profit de l’Institut Supérieur de la Magistrature et Métiers de la Justice, et à renforcer les capacités des acteurs du domaine de la justice en Mauritanie.

Elle a ajouté que l’unité de justice pénale vise à permettre aux participants de maîtriser le cadre juridique national, de développer des stratégies de preuve et d’adopter des approches professionnelles et éthiques dans le traitement des victimes de violence, tandis que l’unité de lutte contre la cybercriminalité se concentre sur la compréhension des crimes numériques ciblant les mineurs et sur le renforcement de la coordination entre juges, avocats et forces de l’ordre.

L’ouverture des deux ateliers a été marquée par la présence de plusieurs cadres du ministère de la Justice.

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More