Organisation d’une table ronde sur l’Accord relatif à la biodiversité dans les zones situées au-delà des juridictions nationales
Nouakchott
Les ministres des États membres du Partenariat Régional pour la Conservation de la zone Côtière et Marine en Afrique de l’Ouest, sous la présidence de la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Messouda Mint Baham Ould Mohamed Laghdaf, ont organisé, ce lundi, une table ronde de haut niveau consacrée à l’Accord sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones situées au-delà des juridictions nationales (BBNJ – haute mer).
Cette rencontre s’est tenue en marge de la 12ᵉ édition du Forum régional maritime et côtier, dont les travaux ont été lancés le même jour à Nouakchott.
Dans son allocution d’ouverture, la ministre a souligné que l’espace maritime et côtier de l’Afrique de l’Ouest constitue un patrimoine environnemental d’importance mondiale, un pilier essentiel de la sécurité alimentaire de millions de personnes et une source économique vitale pour les communautés côtières, en plus d’être un levier stratégique pour la réalisation du développement durable dans la sous-région.
Elle a salué les efforts du PRCM en matière de protection de la biodiversité marine et côtière, rappelant que les océans, qui couvrent plus de 70 % de la surface terrestre, représentent un bien commun jouant un rôle central dans l’équilibre climatique, la préservation de la biodiversité et le soutien des moyens de subsistance à l’échelle mondiale. Elle a toutefois mis en garde contre les pressions croissantes exercées sur ces écosystèmes, liées à la surexploitation des ressources, à la pollution, aux changements climatiques et au déclin accéléré de la biodiversité.
La ministre a également rappelé que la communauté internationale a franchi une étape majeure avec l’adoption, en septembre 2023, de l’Accord BBNJ, qu’elle a qualifié de tournant décisif vers une gouvernance plus équilibrée et durable des océans.
Elle a réaffirmé l’engagement constant de la Mauritanie en faveur de la protection et de l’utilisation durable de la biodiversité marine et côtière, mettant en avant les efforts nationaux en matière de gestion durable des ressources halieutiques, d’extension des aires marines protégées, de renforcement des cadres juridiques et institutionnels, ainsi que d’appui aux communautés côtières vulnérables.
Au cours des travaux, les ministres des pays membres ont présenté les expériences de leurs États respectifs dans le domaine de la préservation de la biodiversité marine et côtière. De son côté, la représentante de la Banque africaine de développement a exprimé la disponibilité de son institution à accompagner les pays membres dans la mise en œuvre de leurs programmes environnementaux.
Mme Fatou Ndoye, secrétaire exécutive de la convention d’Abidjan a, pour sa part, salué les résultats de cette rencontre, en mettant en avant les actions de la convention pour lutter contre la pollution marine, protéger les océans et renforcer les capacités de gestion des zones côtières et marines.
À l’issue de la réunion, les participants ont adopté la « Déclaration de Nouakchott », réaffirmant leur soutien aux objectifs du cadre mondial pour la biodiversité, notamment la protection d’au moins 30 % des zones marines situées au-delà des juridictions nationales.
La déclaration appelle également à un renforcement de la coopération et de la coordination entre les États, ainsi qu’à une intensification des efforts et à la mobilisation des appuis techniques et financiers nécessaires pour atteindre les objectifs de conservation de la biodiversité marine et côtière dans la région.