L'AMI

La Mauritanie présente son 4e rapport national devant la 51e session du Groupe de travail sur l’Examen périodique universel

Genève

Le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action humanitaire et aux Relations avec la Société civile, M. Sid’Ahmed Ould Bennane, a présenté mardi matin au Palais des Nations à Genève, le rapport national de la République Islamique de Mauritanie pour la 4e session de l’Examen Périodique universel.

Le Commissaire a souligné dans son discours, lors de la session d’examen du rapport national de la Mauritanie devant le Groupe de travail chargé de la 4e session de l’Examen, que l’engagement de la Mauritanie à respecter et à promouvoir les Droits de l’Homme découle, premièrement, des enseignements de la religion islamique, qui a consacré le principe de la préservation de la dignité humaine et du respect de son humanité, et de la Constitution nationale qui garantit, en plus des lois pertinentes, la protection des Droits de l’Homme et des libertés publiques, indiquant que cet engagement ferme se manifeste par l’adhésion de la Mauritanie à l’ensemble des principaux instruments internationaux relatifs aux Droits de l’Homme, ainsi que par sa coopération étroite et continue avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme dans les domaines de la coopération technique et du renforcement des capacités.

Il a ajouté que Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a établi, depuis son accession au pouvoir, une approche basée sur l’ouverture à tous les partenaires et acteurs, sans discrimination, et sur le renforcement de la sérénité et de la paix civile, soulignant que cette vision a servi de boussole à la politique générale du gouvernement et a abouti à des réalisations importantes visant à consolider la cohésion nationale et à traiter toutes les formes d’injustice et d’inégalité.

Le Commissaire a rappelé que la Mauritanie a accepté, lors de la précédente session en 2021, deux cent une (201) recommandations, couvrant un large éventail de droits civils et politiques, de droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que les droits des groupes spécifiques, indiquant que le gouvernement a pris des mesures importantes pour mettre en œuvre la majorité de ces recommandations, tandis que les efforts se poursuivent pour mettre en œuvre celles qui restent, dans le cadre d’une approche progressive basée sur les capacités nationales et les priorités de développement.

Il a ajouté qu’en application des recommandations faites à la Mauritanie dans le cadre de la précédente session, le cadre législatif et institutionnel régissant les Droits de l’Homme a connu de nombreuses améliorations rapides, au cours desquelles une série de nouvelles lois ont été adoptées, renforçant la protection des droits et libertés et contribuant à harmoniser le système juridique national avec les dispositions des traités internationaux pertinents, citant parmi ces textes, à titre d’exemple non exhaustif, la loi relative aux associations, organismes et réseaux, qui a approuvé le système de déclaration au lieu du système d’autorisation préalable, et la loi d’orientation du système éducatif national, qui consacre le projet d’école républicaine et étend l’obligation scolaire jusqu’à l’âge de quinze ans, ainsi que les lois de lutte contre la corruption, de promotion des partis politiques, de liberté de la presse, de réglementation de l’immigration, en plus du texte relatif à la détermination de la liste des travaux dangereux et interdits aux enfants.

Il a également souligné que ces mesures comprenaient des efforts pour réformer et renforcer l’efficacité des institutions liées aux Droits de l’Homme, créer de nouvelles institutions, et développer et soutenir les différents acteurs et militants dans ce domaine. À cet égard, l’Observatoire national des droits de la femme et de la jeune fille, l’Autorité nationale de lutte contre la traite des personnes et le trafic de migrants, le Tribunal spécialisé dans la lutte contre l’esclavage, la traite des personnes et le trafic de migrants, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, l’Institut supérieur de la magistrature, l’Autorité de protection des données à caractère personnel, et l’Observatoire national de l’environnement et du littoral ont été créés, en plus du Comité technique multisectoriel chargé de l’élaboration des rapports et du suivi des recommandations dans le domaine des Droits de l’Homme.

Le Commissaire a indiqué que la Mauritanie a adopté en 2023 une stratégie nationale de promotion et de protection des Droits de l’Homme pour la période (2024-2028), la première du genre, qui intègre les recommandations acceptées lors de la troisième sesion de l’Examen Périodique Universel, dans le but de renforcer l’État de droit, de réaliser la justice sociale et de garantir la jouissance effective des Droits de l’Homme dans un cadre de stabilité, de réforme et de bonne gouvernance.

Il a rappelé les progrès réalisés dans les domaines de la promotion des droits civils et politiques, des libertés publiques, de la justice, de l’accès à l’état civil, des droits des femmes, de la protection des droits de l’enfant, et de la promotion et protection des droits des personnes handicapées dans le domaine des droits économiques et sociaux, de la décentralisation, de l’extension de la couverture sanitaire, de l’environnement, de l’accès durable à l’eau et à l’assainissement, et de la coopération avec les mécanismes internationaux des Droits de l’Homme, en plus des progrès réalisés dans la lutte contre la corruption et la traite des personnes.

Lors de l’examen du rapport national de la Mauritanie, des représentants de 100 pays sont intervenus, saluant les progrès réalisés dans le dossier des droits de l’homme du pays, notamment en matière de renforcement de la protection sociale, d’adoption et de mise en œuvre de la stratégie nationale de promotion et de protection des droits de l’homme, et d’autres domaines connexes qui ont connu ces dernières années des mesures concrètes pour la promotion et la protection des droits de l’homme.

En conclusion, le Commissaire a exprimé sa sincère gratitude à tous les délégués et membres du Conseil distingué pour leurs précieuses observations, leurs questions pertinentes et leurs recommandations constructives, remerciant chaleureusement les États membres de la Troïka (Côte d’Ivoire, Slovénie et Îles Marshall) pour les efforts qu’ils ont déployés dans la délibération du rapport de la Mauritanie, réaffirmant l’engagement inébranlable de notre pays à protéger et à promouvoir les droits de l’homme.

L’examen du rapport s’est déroulé en présence de l’Ambassadrice de Mauritanie en Suisse, S.E. Mme Aïcha Val Verges, des représentants des États membres du Conseil des Droits de l’Homme et des représentants des Nations Unies et des organisations internationales, en plus de la délégation accompagnant le Commissaire.

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