Le Réseau des femmes parlementaires a organisé, jeudi, à Nouakchott, un atelier consultatif intitulé : “Concertation des acteurs sur les textes juridiques électoraux sensibles au genre”.
Cet atelier, organisé avec le soutien de l’Assemblée nationale et d’ONU Femmes, vise à renforcer le dialogue entre les acteurs politiques et les organismes concernés sur les mécanismes d’intégration de l’approche genre dans les législations électorales, y compris la loi électorale, la loi sur les quotas et la loi sur les partis politiques.
Dans leurs discours d’ouverture, la présidente du Réseau des femmes parlementaires, Mme Mariem Baba Sy, et l’expert Sidi Mohamed Beidi, ont souligné l’importance de cet atelier pour faire avancer les réformes juridiques garantissant une représentation équitable des femmes dans la vie politique, affirmant que l’égalité commence par les textes juridiques qui encadrent le processus démocratique.
L’atelier a été marqué par des interventions de représentants des agences partenaires des Nations Unies, qui ont réitéré leur engagement à accompagner les efforts de la Mauritanie pour renforcer la participation politique des femmes et lutter contre toutes les formes de discrimination fondée sur le genre.
Les discussions ont mis en lumière la nécessité de consacrer le principe d’égalité d’accès aux postes politiques, en tant que l’un des principes constitutionnels fondamentaux, également stipulé dans les instruments juridiques régionaux et internationaux ratifiés par la Mauritanie.
Les participants ont salué, dans leurs interventions, les progrès significatifs réalisés depuis la promulgation de l’ordonnance n° 2006-029 relative au renforcement de l’accès des femmes aux postes électifs, soulignant que les mécanismes actuellement adoptés restent insuffisants pour remédier aux déséquilibres structurels au sein des institutions élues.