Le ministre de l’Intérieur ouvre les travaux de la première session de formation des commissions régionales de gestion des frontières
Nouakchott
Le ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, a supervisé jeudi matin à Nouakchott l’ouverture des travaux de la première session de formation des commissions régionales de gestion des frontières, en présence du ministre de la Justice, M. Mohamed Ould Soueidatt, et du ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, chargé de la Décentralisation et du Développement local, M. Yacoub Ould Salem.
Cette formation, qui dure deux jours, réunit les autorités administratives, les présidents de régions, les maires et les chefs des corps de sécurité des trois wilayas de Nouakchott, du Trarza et du Dakhlet Nouadhibou.
Ces cinq wilayas constituent l’un des quatre pôles nationaux qui bénéficient actuellement de forums et de sessions de formation et d’orientation, mis en œuvre par le ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, en application des hautes directives de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, visant à réformer en profondeur le système administratif, à rapprocher l’administration du citoyen et à la rendre plus forte pour lui permettre d’effectuer ses transactions et de faire valoir ses droits en douceur et avec dignité, sur la seule base de la citoyenneté, et à la rendre plus moderne et capable de gérer efficacement les ressources disponibles.
Le ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local a souligné dans son discours à cette occasion que l’organisation de ce forum d’orientation et de formation s’inscrit dans le cadre du plan du ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local visant à renforcer la préparation des autorités administratives et municipales et à consolider leurs capacités institutionnelles.
Il a ajouté que l’étape de Nouakchott représente la deuxième étape après celle d’Atar, dans le cadre d’un processus de travail qui sera généralisé à toutes les wilayas restantes du pays, conformément aux directives de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en vertu desquelles le ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local a entrepris de vastes réformes administratives visant à moderniser le système public.
Il a déclaré que l’essence de ces réformes est de rendre l’administration plus proche du citoyen et plus capable de lui permettre d’exercer ses droits de manière équitable et efficace, et sur la seule base de la citoyenneté. Cette approche est basée sur une conviction profonde de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, que la qualité du service public est la base du renforcement de la confiance entre le citoyen et l’administration, et de l’amélioration de la performance du développement au niveau local.
Le ministre a expliqué que si les projets et programmes gouvernementaux en cours visent à réaliser des transformations politiques, économiques et sociales globales, leur succès reste tributaire de l’existence d’une administration professionnelle qualifiée, qui adopte les règles de la bonne gouvernance et possède la capacité de gérer de manière optimale les ressources. C’est pourquoi Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a insisté à plusieurs reprises sur la nécessité d’améliorer le niveau de formation continue des équipes administratives et d’approfondir leur compréhension des défis liés aux fonctions de gestion locale et de développement régional.
Il a souligné que, dans ce contexte, le forum actuel fournira un cadre pratique pour le développement des compétences dans des domaines directement liés aux prérogatives quotidiennes des autorités administratives, notamment: la police municipale, le contrôle de la légalité, la gestion foncière, le cadre juridique de la collecte et du traitement des informations, les mécanismes de gestion des frontières, les questions environnementales et la lutte contre les incendies, le suivi des projets, l’école républicaine et l’immigration clandestine.
Le ministre de l’Intérieur a affirmé que l’enracinement de la citoyenneté est un choix national qui renforce les liens d’appartenance nationale et exige de traiter tous les citoyens sur un pied d’égalité, en évitant à l’administration toute influence des liens étroits, qu’ils soient tribaux, ethniques ou communautaires. Il exige également des autorités concernées, dans un autre contexte, de suivre de près le programme de modernisation de la ville de Nouakchott, le programme d’urgence à l’intérieur du pays et les services urbains fournis par les régions et les municipalités.
Il a conclu en disant que les autorités administratives et municipales sont tenues d’appliquer strictement ces directives et de faire du service public un outil pour enraciner les valeurs de citoyenneté, réaliser la justice dans l’accès aux droits et assurer une gestion efficace des ressources et du développement local.
De son côté, la présidente de la région de Nouakchott, Mme Fatimetou Mint Abdel Malick, a déclaré dans son discours à la même occasion que les hautes directives de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ont constitué un cadre clair pour la construction d’une société cohérente, basée sur l’unité nationale et la citoyenneté inclusive, et le rejet de toutes les formes d’étroitesse d’esprit. Dans cette voie, l’accent a été mis sur le dépassement des considérations tribales et régionales comme une étape essentielle vers un État moderne où les opportunités sont égales pour tous.
Elle a ajouté que si l’unité de la société est la pierre angulaire, le développement local est le domaine dans lequel ces principes se traduisent en réalité concrète. C’est pourquoi Son Excellence le Président de la République a accordé une place particulière au processus de décentralisation en tant que choix stratégique pour un développement plus juste et équilibré. Elle a souligné que cet engagement s’est manifesté par sa présidence personnelle du Conseil national de la décentralisation, ce qui indique clairement que la décentralisation n’est pas seulement une mesure organisationnelle, mais un projet d’État qui renforce la participation des collectivités locales dans la définition de leurs priorités et leur permet de mettre en œuvre leurs programmes en fonction de leurs besoins réels. Cette orientation a également été renforcée par la création d’un ministère délégué auprès du ministère de l’Intérieur, chargé de la décentralisation, une étape supplémentaire qui confirme la volonté de l’État de faire de ce processus un levier essentiel du développement.
La présidente de la région de Nouakchott a déclaré que le rôle des élus dans ce contexte revêt une importance accrue. Ils constituent le lien entre l’administration et le citoyen, la voix de la base qui transmet ses aspirations, répond à ses besoins et contribue à enraciner les valeurs de citoyenneté et d’unité nationale sur le terrain. De même, l’administration, avec son expertise et ses divers moyens, assure la bonne orientation de l’action publique et fournit les conditions de succès. C’est de l’interaction de ces deux voies que se forme l’image réelle d’une gouvernance éclairée qui place le citoyen au centre des politiques publiques.
Le premier jour de l’ouverture de cette session a été marqué par la présentation d’une série d’exposés sur les efforts de notre pays dans la lutte contre l’immigration clandestine, un autre sur l’école républicaine et un troisième sur le cadre juridique et réglementaire de la gestion des frontières, en plus de la discussion des plans et mécanismes de travail interne des comités régionaux de gestion des frontières et des méthodes d’acquisition et de réhabilitation des parcelles urbaines et rurales en Mauritanie.