L’Association nationale pour la commémoration des héroïsmes de la Résistance organise un colloque sur “L’intégration de l’histoire de la Résistance dans les programmes éducatifs”.
Nouakchott
L’Association nationale pour la commémoration des héroïsmes de la Résistance nationale a organisé vendredi à Nouakchott un colloque scientifique intitulé : “Après 65 ans d’indépendance glorieuse… la nécessité de collecter et d’écrire l’histoire de la Résistance et de l’intégrer dans les programmes éducatifs dans le cadre de l’école républicaine”.
Dans son discours à cette occasion, le président de l’Association, M. Mohamed Mahmoud Ould Bekkar, a déclaré que “la Résistance nationale constitue une page brillante de l’histoire du pays, malgré son occultation durant les périodes précédentes, en raison de la domination de lectures étroites de l’histoire qui n’ont pas rendu justice au rôle collectif du peuple mauritanien face au colonisateur”.
Il a souligné que les diverses tentatives d’effacer cette période n’ont pas réussi, car la Résistance fut un moment de conscience et de dignité au cours duquel les Mauritaniens ont incarné leur unité, où hommes et femmes, Arabes et Noirs, tribus et différents groupes, se sont fondus dans la confrontation à l’occupation, rejetant ses valeurs et son mode de vie.
Il a affirmé que le colonisateur a quitté le pays sans pouvoir changer l’essence de ce peuple, après avoir affronté plus de 150 batailles, auxquelles ont participé environ 7000 combattants, et au cours desquelles près de 500 fils de la nation sont tombés en martyrs, soulignant que ces sacrifices resteront une partie intégrante de l’identité nationale.
Il a souligné que la revitalisation de la mémoire nationale de la Résistance représente un devoir national imprescriptible, et une responsabilité partagée qui exige la documentation de cette période, le renforcement de sa présence dans les programmes éducatifs, et la préservation de ses symboles et de son héritage, en raison des significations profondes qu’elle porte dans la conscience nationale.
Plusieurs intervenants ont abordé lors du colloque l’importance de collecter et de documenter l’histoire de la Résistance nationale, et les moyens de l’intégrer dans les programmes éducatifs afin de renforcer les valeurs d’appartenance nationale chez les jeunes générations, passant en revue ses principales étapes, ses figures et ses batailles, et soulignant la nécessité de mettre en lumière cet héritage de lutte dans la mémoire nationale.
Ils ont considéré que la documentation de cette période constitue un pilier essentiel pour enraciner l’esprit national chez les jeunes générations, et renforcer leur lien avec l’histoire du pays et son parcours de lutte contre le colonialisme.
Le colloque a été suivi par un certain nombre de professeurs, de chercheurs et de personnes intéressées par l’histoire nationale.