Démarrage, lundi à Aleg, des travaux d’un atelier de formation sur la coopération judiciaire internationale et la lutte contre le terrorisme et le crime.
Participent à cet atelier, de trois jours, les procureurs généraux des cours d’appel de Kiffa et d’Aleg, les procureurs de la République et les juges d’instruction relevant des deux tribunaux susmentionnés.
L’atelier vise à renforcer la capacité des acteurs de l’application de la loi à coopérer efficacement contre le terrorisme et la criminalité, grâce à une formation qui mettra en lumière les meilleures pratiques, à travers des exercices pratiques sur les liens entre le crime organisé et le terrorisme.
Les participants recevront des présentations théoriques et pratiques données par des experts sur le thème de l’atelier, afin de leur permettre d’améliorer leurs capacités professionnelles.
Pour la première fois, le Bureau de la coopération judiciaire internationale du ministère de la Justice, en tant que nouvelle autorité centrale, leur présentera son mode de fonctionnement et son rôle dans la lutte contre la criminalité.
Dans son discours à cette occasion, le conseiller du ministre de la Justice chargé de la coopération, de l’évaluation et du suivi, le juge Amar Ould El Ghassem, a souligné que la Mauritanie s’est engagée très tôt dans les efforts internationaux de lutte contre le terrorisme, en adoptant une politique qui a abouti à des mesures sérieuses pour combattre ce phénomène.
Il a ajouté que parmi les plus importantes de ces mesures figure l’élaboration d’un système juridique spécial de lutte contre le terrorisme, conforme aux conventions internationales, qui s’est traduit par la promulgation de lois relatives à la lutte contre le terrorisme, aux procédures d’extradition des criminels, et à la loi relative à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que la mise en place d’un arsenal juridique pour lutter contre la criminalité sous toutes ses formes, avec la promulgation de textes relatifs à la lutte contre la traite des êtres humains, le trafic de migrants, le blanchiment d’argent et la corruption.
Ould El Ghassem a déclaré que ‘’la Mauritanie a complété son arsenal juridique relatif aux droits de l’homme en activant le système d’aide judiciaire, et que le ministère de la Justice a récemment créé l’autorité centrale, représentée par le Bureau de la coopération judiciaire internationale au sein de la Direction de la coopération, dans le but de contrôler et d’accélérer le mouvement des dossiers de coopération entrants et sortants, en réponse à un engagement international et national, et en concrétisation du principe de non-impunité’’.
Il a souligné que les efforts gouvernementaux, depuis l’élection de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, se sont concentrés sur la lutte contre les causes qui mènent à la criminalité et à la délinquance, et qu’un ensemble de mesures ont été prises dans le but d’éliminer toutes les disparités sociales et économiques.
Il a ajouté que les efforts se sont concentrés sur la lutte contre la pauvreté, la vulnérabilité et l’ignorance, car il s’agit d’une guerre contre la criminalité dans ses foyers d’origine, remerciant le programme (ACLEP-G5) pour le soutien technique qu’il n’a cessé d’apporter au secteur de la justice.
De son côté, le représentant du programme de soutien aux formateurs juridiques et policiers de la Force Conjointe du G5 Sahel, Monsieur Ibrahima Sall, a indiqué que le programme (ACLEP-G5) vise à soutenir les acteurs de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière, exprimant son espoir que cette formation aboutira à des résultats qui permettront de lutter contre le terrorisme et le crime organisé dans la région du Sahel.