Colloque de réflexion préliminaire de la Conférence internationale de Tiguimatine sur la pensée islamique
Nouakchott
Le Centre africain d’études et de recherches soufies, en collaboration avec l’Association culturelle Al-Amal, a organisé ce samedi à Nouakchott le colloque de réflexion préliminaire de la vingt-cinquième session de la Conférence internationale de Tiguimatine sur la pensée islamique, sous le thème “L’amour dans la pensée soufie: l’être humain, ses stations et ses étapes”.
L’ordre du jour du colloque comprenait des sessions scientifiques avec des conférences aux axes variés, axées sur les valeurs spirituelles et humaines du soufisme, et son rôle dans l’enracinement d’une culture de paix, d’amour et de fraternité entre les peuples.
Le directeur de la culture au ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, M. Ouleid Ennas Ould Henoune, a souligné dans son discours à cette occasion que le soufisme constitue l’une des composantes authentiques de l’identité culturelle et religieuse en Mauritanie, affirmant que le ministère ne ménagera aucun effort pour soutenir de telles initiatives intellectuelles qui contribuent à la diffusion des valeurs islamiques tolérantes.
De son côté, le secrétaire général du Centre africain d’études et de recherches soufies, M. Houmeida Ould N’Djebnane Ould Metali, a affirmé que des siècles d’histoire de Tiguimatine ont été témoins d’une fertilisation croisée entre les différentes facettes de la civilisation arabo-islamique en termes de couleur et de culture, et que son rayonnement reste vivant et renouvelé par la lumière de la foi et les valeurs d’amour, de science et de fraternité, incarnant un modèle d’interaction intellectuelle, civilisationnelle et humaine.
Il a souligné que le Forum international de Tiguimatine pour le soufisme et la pensée islamique, dont la première édition a été lancée en 1999, est resté pendant un quart de siècle un rendez-vous annuel réunissant des oulémas, des cheikhs, des prédicateurs, des chercheurs et des étudiants en sciences religieuses, pour échanger des points de vue et renforcer un dialogue constructif sur les questions de la pensée, de la religion et de l’être humain.
Un certain nombre de cheikhs des confréries soufies et un certain nombre de professeurs et de penseurs ont assisté au colloque.