Pour faire face à la montée en flèche inopinée des prix des produits de première nécessité, le ministère du commerce, de l’artisanat et du tourisme a lancé mercredi une campagne de stabilisation des prix, conformément aux lois et normes en vigueur dans le pays.
Contacté par le reporter de l’AMI, les responsables à la direction de la protection du consommateur ont précisé que des moyens humains (inspecteurs et agents de contrôle des prix) et matériels (véhicules) ont été mobilisés pour cette opération qui touchera les neuf moughataa de la capitale.
Les éléments déployés ont mission essentielle de constater l’affichage de la liste des prix, adoptée par la fédération du commerce et les autorités publiques, sur la façade des boutiques, de s’assurer que les balances sont en bon état et en règle et de confisquer les produits dont la validité a expiré.
Les contrôleurs ont déclaré à notre reporter que toute augmentation des prix, même si elle est légère doit être justifiée par facture d’achat et tout refus de sortir la facture engendre une amende de 5000 ouguiyas.
Dans la rue, les citoyens interrogés par l’AMI se sont dit indignés face à la montée injustifiée des prix donnant lieu à une spéculation sans précédant qui grève le pouvoir d’achat du citoyen.
Dans ce cadre, M. Ahmed Salem, boutiquier à Teyaret a précisé que le prix du sac du riz a passé de 7200 à 8000 UM, le carton d’huile de table de 4200 à 5000 UM, le sac du lait en poudre (celia) de 23.000 à 29.000 um.
Selon, M. Mohamed Ould Ghadda, grossiste, cette augmentation est due à des facteurs extérieurs, précisant que le prix de la tonne de lait en poudre (celia) a passé de 2000 euros à 3100 euros, soit entre 60 à 90.000 ouguiyas.
S’agissant de l’huile de table, Ould Ghadda a dit que le prix du bidon de 20 litres d’huile a passé de 13 à 16,5 dollars américains, ce qui correspond à une augmentation allant de 3328 à 4224 UM.
Parlant du riz, le grossiste a indiqué que les opérations de contrebande, qui se faisaient autour du riz en provenance du Sénégal et qui baissaient les prix, n’ont pas pu avoir lieu cette année en raison de la mauvaise récolte dans ce pays. M. Ould Ghadda a, enfin, indiqué que les prix du sucre et du blé n’ont pas connu d’augmentation significative.
Quelque soit l’effort fourni en matière de contrôle des prix, il semble désormais acquis que l’appât du gain poussera toujours des commerçants à outrepasser la règlementation en la matière. D’où la nécessité de mettre en place un système efficace garantissant la maîtrise au moins, des prix de certains produits vitaux pour le consommateur.