Lancement d’un atelier de validation du Plan national de lutte contre la pollution plastique
Nouakchott
Un atelier de validation du Plan national de lutte contre la pollution plastique, organisé par le ministère de l’Environnement et du Développement durable en coopération avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement et la Convention d’Abidjan, a débuté, aujourd’hui mardi, à Nouakchott.
Le Plan national de lutte contre la pollution plastique repose sur cinq axes principaux, liés au renforcement de la gouvernance environnementale, à la promotion de l’économie circulaire par la réduction de l’utilisation du plastique, son réemploi et son recyclage pour transformer les déchets en opportunités de création d’emplois verts, au développement de l’éducation et de la sensibilisation pour ancrer une véritable culture environnementale dans les écoles et à grande échelle auprès de tous les citoyens, ainsi qu’au renforcement de la coopération régionale et internationale pour partager les expériences, échanger les bonnes pratiques, mobiliser les financements nécessaires et investir dans la recherche et l’innovation pour soutenir les initiatives locales et encourager les solutions appropriées et innovantes.
La Ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Massouda Mint Baham Ould Mohamed Laghdaf, a expliqué dans son discours à cette occasion que la pollution plastique est devenue une crise silencieuse qui menace les écosystèmes, la santé humaine et les activités économiques, car elle pollue les villes, les océans et les rivières.
Elle a déclaré que ce défi n’est pas seulement environnemental, mais aussi économique, social, sanitaire et éthique, et qu’il remet en question notre mode de production et de consommation et nous oblige à repenser nos responsabilités envers les générations futures.
La Ministre a souligné que notre pays a pris l’initiative très tôt d’adopter une politique ambitieuse contre les déchets plastiques, puisqu’en 2013, une loi interdisant les sacs plastiques à usage unique a été adoptée, une législation qui a fait de la Mauritanie l’un des pionniers africains dans la lutte contre la pollution plastique.
Elle a souligné la nécessité de renforcer l’acquis juridique après douze ans par un plan national cohérent, global et réalisable, ajoutant que la Mauritanie a choisi de poursuivre ses efforts et de concrétiser sa volonté par des mesures concrètes face à l’incapacité de la communauté internationale à parvenir à un consensus.
Elle a noté que la vision de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, vise à faire de la Mauritanie, à l’horizon 2030, un pays résilient et durable basé sur une gestion circulaire et responsable des déchets plastiques.
Elle a souligné que ce qui sera adopté aujourd’hui n’est pas seulement un document, mais “une promesse à nos enfants et à nos citoyens de prendre nos responsabilités, de donner un sens à nos engagements et de transformer la volonté politique en résultats concrets”.
Elle a exprimé ses remerciements à la Convention d’Abidjan, au Programme des Nations Unies pour l’environnement et aux Conventions de BRS pour leur soutien à l’élaboration de ce plan et leur prise en charge de l’organisation de cet atelier.
À son tour, le représentant du secrétariat de la Convention d’Abidjan, M. Yacoub Issola, a souligné que la pollution plastique est un sujet d’une importance capitale pour la Convention sur la coopération en matière de protection, de gestion et de valorisation du milieu marin et des zones côtières de l’Atlantique de l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud, connue sous le nom de “Convention d’Abidjan”.
Il a déclaré que l’organisation de cet atelier après l’échec de la communauté internationale à parvenir à un accord international est une preuve vivante de la détermination de la Mauritanie à poursuivre sa lutte contre la pollution plastique, car chaque pays doit prendre des mesures nationales en attendant que des progrès futurs soient réalisés au niveau mondial.
Il a ajouté que la Mauritanie a été enregistrée dans le cadre de cette approche par le lancement d’une initiative visant à élaborer un plan national contre la pollution plastique.
Quant au représentant du secrétariat des Conventions de Bâle, de Rotterdam et de Stockholm, M. Abdallah Jawo, il a indiqué que la communauté internationale n’a pas convenu d’un plan mondial contre la pollution plastique et que la Convention de Bâle est venue organiser la circulation des déchets dangereux et leur élimination.
Il a ajouté que cette convention est un instrument international contre la pollution plastique et que son application permettra de lutter contre ce fléau, soulignant la disponibilité de la “Convention de Bâle” à accompagner les efforts de la Mauritanie contre la pollution plastique en fournissant un soutien technique dans le cadre de la mise en œuvre de la convention.
Le directeur de la Côte et des Aires Protégées au Ministère de l’Environnement et du Développement durable, M. Ly Djibril, avait présenté un document d’information sur le contenu du Plan national de lutte contre la pollution plastique, ses objectifs, les résultats attendus et les espoirs qu’il suscite.
La cérémonie d’ouverture de cet atelier s’est déroulée en présence du ministre délégué auprès du Ministre de l’Intérieur, de la Promotion de la Décentralisation et du Développement Local, chargé de la Décentralisation et du Développement Local, du secrétaire général du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable et de nombreuses autres personnalités.