Les travailleurs de la 4ème vague d’employés mauritaniens licenciés, par la société de logistique et des services Schenker ont observé un sit-in, mardi dernier, devant le siège social de la société au Ksar pour réclamer le paiement de leurs droits, conformément au droit du travail mauritanien.
Leur porte-parole, M. Mohamed Ould Hasny, a déclaré à l’AMI que le nombre des employés nouvellement révoqués de façon arbitraire est de 40.
Ces travailleurs, dit-il, sont exclus de manière illégale de leur travail.
Il a rappelé que la société a exclu, depuis son installation en Mauritanie en 2001, 200 employés de différentes spécialités et les a, systématiquement, remplacés par des étrangers.
"Cet état de fait n’a suscité aucune réaction de la part des autorités, des partis politiques ou des organisations syndicales engagées dans la promotion des droits de l’homme", a-t-il fait remarquer.
Parlant de la genèse du problème, M. Ould Hasny a précisé que le tout a commencé, à partir du 13 mars dernier, par l’affichage par l’administration de la société d’une liste manuscrite comportant des matricules d’employés licenciés.
"Pour recueillir des explications sur l’origine de la décision, les personnes frappées par cette mesure se sont rendues au bureau du directeur général au Port autonome afin de le rencontrer. Mais comble de malheur, ce dernier était en voyage et une audience avec lui ne pourrait avoir lieu qu’aux alentours du 16 avril 2007", a-t-il noté.
Au plan sanitaire, le porte parole a relevé que certains travailleurs révoqués sont malades suite à l’inhalation de produits nocifs ou chimiques et aucun d’eux n’a été soumis à des examens radiographiques, comme c’était le cas, avant leur embauche.
Selon Ould Hasny, la société exerce des activités nuisibles pour la santé humaine et sur l’environnement comme l’enfouissement des déchets industriels, et chimiques.
Du côté de la société, l’un des responsables a déclaré à l’AMI, sous le couvert de l’anonymat, "que ce licenciement massif ne sera pas le dernier, expliquant que Schenker, est une société de service qui offre les employés aux sociétés pétrolières et cela évolue suivant l’état de prospection et l’activité de ces sociétés".
S’agissant des droits afférant aux licenciés de la dernière vague, le responsable a dit "que la société les a payés conformément à ce que stipule la loi mauritanienne et qu’en plus, un forfait de salaire de 15 jours leur a été accordé". Il a ajouté que les employés ont refusé de décaisser leurs droits.
Parlant de la nationalité des travailleurs, le responsable a rappelé que Schenker est une société internationale et qu’en dépit de son statut, elle emploie 400 mauritaniens sur 10 étrangers seulement.
Pour ce qui est des déchets, le responsable a dit que cela relève de la compétence de Woodside, ajoutant que la santé des employés est bien prise en considération pendant et après le travail et aucun élément de la dernière vague ne souffre d’une quelconque maladie.
Nous resterons ouverts au dialogue avec tous, sachant que les causes du licenciement de ce groupe et de ceux qui l’ont précédé sont dues à la perte, par la société, de contrats de travail.
Pour cela, nous cherchons à récupérer cette perte par de nouveaux contrats permettant de conserver notre position en tant qu’opérateur actif dans le développement économique et social de la Mauritanie, a-t-il conclu.
(Traduit de l’arabe par Md Abderrahmane O/ Med Yehdhih)