L'AMI

L’Action sociale réalise un saut qualitatif dans le traitement des questions relatives aux femmes, à la famille et aux enfants, et dans l’autonomisation des groupes vulnérables

Nouakchott

Au cours des dernières années, le ministère de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille a mis en œuvre de nombreux programmes sociaux et fourni une aide aux groupes les plus vulnérables. Le secteur a également œuvré à la promotion et à l’autonomisation des femmes et des personnes handicapées, à la préservation de la famille et à la protection et au développement de la petite enfance, conformément à ses missions. Des réalisations majeures ont également été enregistrées dans les domaines de la protection sociale, de l’autonomisation des personnes handicapées et des femmes, et du développement de l’offre d’éducation préscolaire au profit des enfants des familles vulnérables.

Les interventions du secteur se sont principalement concentrées sur l’aide sociale aux groupes vulnérables, en prenant en charge les coûts des séances de dialyse et des opérations d’expansion pour 1200 patients démunis, en leur fournissant des transferts monétaires mensuels et en prenant en charge les médicaments de 23000 patients atteints de maladies chroniques (patients en oncologie, diabétiques et hypertendus…).

Le programme “Adha” a également bénéficié à 5000 personnes sur l’ensemble du territoire national, alors que le programme “Tadamoun Ramadan” profite à 10.000 familles vulnérables par an, pour un montant total de 500 millions d’anciennes ouguiyas.

Dans le domaine de l’autonomisation des femmes et de la protection de leurs droits, le taux de participation des femmes aux fonctions électives (locales – régionales – parlementaires) a été maintenu à 35%, en plus de la création de cellules sectorielles de genre dans dix ministères afin d’institutionnaliser la dimension de genre dans les programmes et projets de développement, le financement de 10.000 activités génératrices de revenus au profit des coopératives féminines sur l’ensemble du territoire national, et la mise en place d’un programme visant à promouvoir l’accès des femmes aux marchés publics. De plus, 300 éducatrices ont été recrutées pour renforcer le personnel des institutions d’éducation préscolaire, et 7000 jeunes filles ont été formées et qualifiées au Centre de formation pour l’autonomisation des femmes et ses 16 succursales réparties sur l’ensemble du territoire national dans diverses spécialités, selon les données du ministère.

En ce qui concerne le développement de la petite enfance et l’éducation préscolaire, le taux de scolarisation est passé de 9,2% en 2020 à 15,6% en 2023, pour un total de 45.696 enfants, dont 60,5% sont issus de familles vulnérables.

Le programme national de lutte contre la malnutrition a également été activé en renforçant ses capacités de planification et de mise en œuvre.

Concernant l’autonomisation des personnes handicapées et la promotion de leurs droits, les données du ministère de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille indiquent qu’un programme de transferts monétaires réguliers a été mis en œuvre depuis 2021 au profit de 45.000 familles de personnes handicapées, que 4000 personnes ont eu accès aux services d’assurance maladie, et que 18.000 cartes de personne handicapée ont été produites. Un programme de transferts monétaires a également été lancé au profit de 6.000 familles d’enfants handicapés, dans six wilayas, et 1140 enfants polyhandicapés ont bénéficié de transferts monétaires mensuels réguliers sur l’ensemble du territoire national.

Le directeur du Centre de formation et de promotion sociale des enfants handicapés, M. Sidi Ould Beyada, a déclaré, dans une interview avec l’Agence Mauritanienne d’Information, que parler du bilan des six dernières années du secteur de l’action sociale nécessite d’abord de parler des missions du secteur et de sa mission principale, qui est principalement axée sur le changement des mentalités et la correction des comportements du peuple mauritanien, ainsi que sur la prise en charge et la protection des groupes vulnérables tels que les femmes, les personnes handicapées, les enfants et les malades chroniques.

Concernant les femmes, il a expliqué que le secteur a œuvré à changer les mentalités, certaines mentalités et stéréotypes étant devenus obsolètes. La femme mauritanienne parle désormais de pension alimentaire, de gestion du divorce, de questions de conflits familiaux et de plusieurs questions qui étaient jusqu’à récemment taboues. Par conséquent, les femmes accèdent à l’entrepreneuriat et au marché du travail et occupent des postes de direction dans tous les domaines politiques, économiques et sociaux, soulignant que c’est un bilan honorable en ce qui concerne les questions des femmes.

Quant à l’action sociale et à la solidarité nationale, le directeur du Centre de formation et de promotion sociale des enfants handicapés a souligné que le secteur a également réalisé des progrès significatifs dans ce domaine, affirmant qu’aucun citoyen mauritanien démuni ayant besoin d’aide n’a été laissé pour compte grâce à l’intervention du secteur. Il a ajouté que de nombreux citoyens ayant besoin d’une opération de cathétérisme ou de chirurgie à cœur ouvert ont bénéficié de l’intervention du secteur qui a pris en charge ces opérations, et ce au cours des trois dernières années. Cela s’ajoute aux transferts monétaires mensuels dont bénéficient tous les patients atteints de maladies chroniques, pour alléger le fardeau des coûts, et de l’acquisition de médicaments, expliquant que le secteur de l’action sociale a pris en charge tous les patients atteints d’insuffisance rénale, soutenus dans les séances de dialyse et l’achat de médicaments.

En ce qui concerne l’enfance, M. Sidi Ould Beyada a déclaré que la mentalité des Mauritaniens avait changé en ce qui concerne l’éducation préscolaire, soulignant que tout le monde parle désormais de son importance. Il a affirmé que le nombre d’enfants avait doublé, passant de 10% à environ 30% au cours des dernières années, indiquant que c’était un indicateur majeur du changement de mentalité concernant l’importance de l’éducation préscolaire. Il a également souligné que la perception de la société et le stéréotype concernant les personnes handicapées avaient également changé, de sorte que la personne handicapée est désormais considérée comme capable de contribuer au processus de développement. De même, l’enfant handicapé qui était caché et considéré comme une honte pour sa famille, est une pratique en train de disparaitre complètement. Ces individus fréquentent désormais les centres d’éducation qui leur sont dédiés. Il a noté que de 2019 à 2025, le taux d’enfants handicapés étudiant dans les centres de formation et de promotion des enfants handicapés est passé de 300 à 1300 enfants, et le nombre de centres est passé de 2, en 2019, à 15 centres répartis sur l’ensemble du territoire national.

Il a confirmé que plus de 5 000 jeunes filles mauritaniennes ayant abandonné leurs études ont été réintégrées dans le système scolaire et intégrées dans le monde du travail, par l’apprentissage de métiers qui les aident à accéder au marché du travail et à faire face aux charges de la vie. Il a souligné que le secteur a créé la plateforme “Toumouhi – Abchir” pour permettre à tout patient atteint d’une maladie chronique d’envoyer ses informations afin de s’assurer qu’il bénéficie des services.

Ould Boyada a ajouté que l’Action sociale est composée de trois grands secteurs : le secteur de l’action sociale et de la solidarité nationale, le secteur de la femme et de la famille, et le secteur de l’enfance.

Il a déclaré que l’État a alloué un budget considérable au cours des six dernières années pour la promotion des personnes handicapées, soulignant qu’environ 50 associations de personnes handicapées bénéficient de contributions et de formations annuelles. Il a considéré que l’une des réalisations les plus importantes est l’élaboration d’une stratégie nationale pour l’intégration des personnes handicapées, soulignant son importance et le fait qu’elle jette les bases d’un travail stratégique à long terme en ce qui concerne la réhabilitation des personnes handicapées. Il a également noté qu’il y a six ans, le secteur ne disposait pas d’un bilan du nombre de personnes handicapées, soulignant que Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, s’est engagé à effectuer un recensement de ces personnes, et un formulaire spécial pour les personnes handicapées a été inclu dans le recensement général de la population et de l’habitat 2024, afin de recenser le nombre de cette catégorie, qui atteint 10,3% de la population mauritanienne.

Il a expliqué que le secteur a créé le programme “Al-Rafah” et la stabilité de la famille mauritanienne, et a réexaminé la structure de la famille mauritanienne pour qu’elle s’adapte aux changements imposés par la mondialisation, soulignant à cet égard l’élévation du niveau des représentations régionales de l’action sociale, de l’enfance et de la famille, passant de services à des administrations régionales.

Il a également expliqué que parmi les réalisations, il y a la création d’une école nationale de l’action sociale chargée de former des cadres dans ce domaine spécifique, ce qui a constitué un véritable ajout, étant donné que le personnel humain est le pilier fondamental de tout travail de développement qui se veut réussi et durable.

Le directeur du Centre de formation et de promotion sociale des enfants handicapés a conclu que si le secteur de l’action sociale poursuit son développement et son approche à ce rythme, le deuxième mandat de Son Excellence le Président de la République constituera un saut qualitatif dans le traitement des questions de l’action sociale et de la solidarité nationale, ainsi que des questions de la femme, de la famille et de l’enfant en Mauritanie.

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