Organisation d’un atelier de sensibilisation de la société civile à la loi mauritanienne sur le contrôle du tabac
Nouakchott
Un atelier de formation destiné à 14 organisations de la société civile (OSC), consacré à l’introduction de la loi antitabac en Mauritanie, a débuté dimanche matin à Nouakchott.
L’atelier est organisé par l’Association mauritanienne de lutte contre la tuberculose et le sida (AMALUTS) en collaboration avec le ministère de la Santé, dans le cadre des efforts conjoints visant à promouvoir la sensibilisation aux dangers du tabagisme et la mise en œuvre de la législation anti-tabac.
S’exprimant à cette occasion, le directeur de la médecine préventive et de la lutte contre les maladies, M. Abdallahi Bouhabib, a indiqué que le tabac est l’un des plus grands facteurs de risque de mortalité, comme le montrent les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé, soulignant que la lutte contre le tabagisme est au cœur des politiques de santé publique.
Il a ajouté que la Mauritanie a adhéré à la Convention des Nations unies pour la lutte antitabac, ce qui a conduit à la promulgation de la loi n° 020-2018, datée du 6 juin 2018, qui est entrée en vigueur le 6 juin 2019, soulignant que la République islamique de Mauritanie n’a cessé de la mettre en œuvre depuis.
Pour sa part, la coordinatrice de l’Association mauritanienne de lutte contre la tuberculose et le sida (AMALUTS), Mme Hindou Nouamane, a souligné que l’importance de cet atelier réside dans la sensibilisation, la mise en exergue des dangers du tabac, la définition des droits et devoirs de chacun dans le cadre de cette loi et la mise en lumière de l’importance de se conformer à ses exigences.
Elle a affirmé que l’atelier permettra aux participants de disposer des outils nécessaires pour être des ambassadeurs de cette loi, notant que l’Association compte sur leur implication dans les efforts pour traduire cette formation en mesures concrètes au niveau de leurs organisations.
Mme Chebtou Diahah, porte-parole des organisations de la société civile, a remercié le ministère de la santé et l’association AMALUTS pour l’organisation de cette formation, soulignant son importance dans la promotion de la conscience collective et de la protection sociale.
AOS/