Le ministre de la Santé supervise le lancement officiel de l’intégration du vaccin hexavalent dans le calendrier vaccinal national
Le ministre de la Santé, M. Abdallahi Sidi Mohamed Ould Weddih, a supervisé, aujourd’hui lundi, au Centre de Maternité Pilote de Nouakchott, le lancement officiel de l’intégration du vaccin hexavalent dans le calendrier vaccinal national.
Cette vaccination permettra d’éliminer six maladies graves, telles que la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B, la grippe de type B et la poliomyélite.
Dans son discours à cette occasion, le ministre de la Santé a exprimé sa joie de superviser cet événement national important, le considérant comme un tournant dans le processus de modernisation du système de santé, et traduisant l’attention particulière que Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, accorde au secteur de la santé, ce qui a été incarné par son programme électoral “Mon ambition pour la patrie”, qui stipulait “un meilleur développement des mécanismes de prévention”, affirmant ainsi la centralité de l’immunisation pour la santé de tous, soulignant que ces directives étaient au cœur de la déclaration de politique générale du gouvernement, présentée par Son Excellence le Premier ministre, M. El Mokhtar Ould Djay, où il a affirmé l’engagement du gouvernement à “lancer un vaste programme de soutien à la santé de base et préventive, et à réduire les disparités sanitaires entre les zones urbaines et rurales”.
Il a déclaré qu’en concrétisation de ces directives, l’introduction du vaccin hexavalent à la place du vaccin pentavalent, et l’ajout d’une dose de rappel au quinzième mois de l’enfant, et ce à partir du 1er juillet 2025, sur l’ensemble du territoire national.
Il a expliqué que l’introduction de ce vaccin combiné constitue un saut qualitatif dans le registre national de vaccination, et fait de la Mauritanie le premier pays parmi 93 pays soutenus par l’Alliance mondiale pour les vaccins (GAVI) à introduire ce vaccin multicomposant, utilisé dans les pays à revenu élevé, et qui protège contre six maladies graves, ce qui permettra aux enfants une protection précoce, et réduira le nombre d’injections de six à seulement trois, facilitant ainsi l’achèvement et le suivi de la vaccination des enfants, et allégeant la pression sur les équipes de santé, et sur les chaînes d’approvisionnement et de stockage, expliquant que l’ajout d’une dose de rappel au quinzième mois est une étape qualitative dans le programme national de vaccination car elle est conforme au programme adopté dans les pays développés, et renforce l’immunité des enfants contre ces maladies.
Le ministre a expliqué que cette étape s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’immunisation (2024-2028), approuvée par le Conseil des ministres et financée par l’État avec des sommes importantes pour fournir gratuitement les vaccins aux citoyens, soulignant qu’elle s’harmonise avec l’Agenda mondial d’immunisation 2030, élaboré par l’Organisation mondiale de la Santé, visant à garantir l’équité d’accès aux vaccins, notamment dans les zones vulnérables.
Il a considéré que la vaccination n’a jamais été une simple routine, mais a toujours été la pierre angulaire du système de prévention, un pilier de l’équité en santé, et un bouclier contre le handicap et la mort prématurée, soulignant que grâce à la vaccination, plusieurs maladies ont été éradiquées, dont la variole, notant que le monde est proche de l’éradication de la poliomyélite à 99%, et que les cas de rougeole ont considérablement diminué, et les données de l’Organisation mondiale de la Santé indiquent que les vaccins sauvent entre 3.5 et 5 millions de personnes par an de maladies mortelles. Quant au niveau économique, il a expliqué que les vaccins allègent les charges sanitaires et financières des familles et des États, améliorent la productivité et contribuent au bien-être social à long terme, ce qui fait de tout investissement dans la vaccination un meilleur investissement futur pour la nation.
Il a souligné que cette réalisation a été rendue possible grâce aux efforts techniques continus, menés par le gouvernement et accompagnés par les partenaires techniques et financiers, notamment l’Organisation mondiale de la Santé, l’UNICEF et l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (GAVI), remerciant tous ceux qui ont contribué au succès de ce travail.
À son tour, le maire de la commune du Ksar, M. Mohamed Salem Ould Amar, a expliqué que cet événement constitue un tournant dans le domaine de la protection et de la santé des enfants, soulignant que la décision reflète le souci des plus hautes autorités du pays pour la santé des citoyens.
Il a salué le rôle majeur joué par le ministère de la Santé dans le développement du système de santé national, dont le Programme national élargi de vaccination, affirmant que la commune du Ksar continuera à soutenir toutes les directives gouvernementales visant à développer le système de santé national.
De son côté, la représentante de l’Organisation mondiale de la Santé, Mme Charlotte Faty N’Diaye, a déclaré que ce nouveau vaccin représente une réalisation importante dans le domaine de la santé, saluant les efforts déployés par le ministère de la Santé pour améliorer la performance et la préparation du système de santé.
Lors de la cérémonie, le coordinateur du Programme national élargi de vaccination, M. Mouhamadou Mohamed Salem, a présenté un exposé sur le vaccin hexavalent et la protection qu’il offre aux enfants, soulignant que le vaccin traite six maladies graves, appelant à accompagner les efforts déployés pour en tirer le meilleur parti.
A la fin de la manifestation, le Ministre a vacciné le premier enfant à bénéficier de ce vaccin, marquant ainsi l’introduction officielle et approuvée du vaccin dans le système de santé.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Wali de Nouakchott Ouest, de la représentante de la Présidente de la Région de Nouakchott, un certain nombre de députés, le représentant de l’UNICEF, et des personnes intéressées par le domaine.